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Herpès et vie intime

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Pour chaque personne, la façon de profiter de sa vie érotique est en perpétuel mouvement puisque plusieurs facteurs, événements et expériences entrent en ligne de compte pour la teinter. Bien que l’herpès soit une infection sexuellement transmissible, cela ne signifie pas qu’il faille mettre un terme définitif à toute activité sexuelle. Cependant, de bons réflexes permettront de réduire les risques de transmission et offriront de belles occasions pour profiter sécuritairement de ces moments.

Qu’est-ce que l’herpès ?

L’herpès est une infection virale contagieuse, assez courante, mais encore relativement peu connue. Le virus de l’herpès se transmet par les contacts de peau à peau avec une région activement infectée lors de contacts sexuels (peau : cuisses, fesses. Muqueuses : bouche, nez, vulve, vagin, anus, pénis) avec ou sans pénétration. Également transmissible lors de l’accouchement par voie vaginale (de la mère infectée à l’enfant). L’infection se caractérise — lorsque symptomatique — par des épisodes d’éruptions ou de poussées de lésions. Puisqu’après l’épisode initial le virus reste dans l’organisme (à vie) et entre en état de latence, il arrive que certaines personnes ne vivent plus jamais aucun symptôme alors que d’autres voient le virus se réactiver régulièrement et provoquer une série de symptômes. Il faut savoir que deux conditions sont nécessaires pour la transmission de l’herpès : 1- le virus doit être présent au niveau de la peau de la personne infectée ; 2- il faut une porte d’entrée de la personne non infectée (petite lésion, muqueuse, plaie...).

Il existe deux principales souches du virus de l’herpès simplex (VHS) :

  • Type VHS-1 : généralement associé aux infections orales.
  • Type VHS-2 : généralement associé aux infections génitales. 

Selon l’INSPQ, au Canada il y aurait entre 40 % à 70 % de personnes qui seraient porteuses de l’herpès de type 1 et entre 6 % à 19 % qui seraient porteuses du virus de type 2.

Les risques de contamination croisée sont également possibles (lors de relations non protégées de type orales-génitales), car le virus présent au niveau de la bouche peut être transmis à l’autre au niveau génital. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de développer de bons réflexes pour s’assurer de préserver sa santé sexuelle en bon état.

Quels sont ces bons réflexes ?

  1. La consultation médicale et le dépistage : éléments essentiels pour un diagnostic précis et un traitement adéquat. Puisque le dépistage de l’herpès n’est pas systématique (pas indiqué dans les lignes directrices du dépistage des ITSS), il vous faudra consulter en cas de lésions (boutons) ou autres symptômes. 
  2. Savoir reconnaître les symptômes (en discuter avec votre médecin par exemple) afin d’éviter les relations intimes lorsque ceux-ci sont présents – car le virus est transmissible quand il est actif : l’abstinence est suggérée lors des épisodes de prodromes, de récidive active et quelques jours après la guérison. 
  3. Adaptez vos pratiques sexuelles (= plaisir et épanouissement) : après avoir assimilé le diagnostic vous pourrez prendre le temps de développer votre créativité érotique et d’apprendre à varier les caresses. 
  4. Utilisation du préservatif externe (condom) ou interne (aussi appelé condom féminin, qui recouvre la vulve) et de la digue dentaire (pour les activités orales) : efficaces dans la mesure où ils recouvrent la zone infectée. Un must ! Même si le risque 0 n’existe pas, une protection adéquate vous permettra de réduire les risques de transmission et de profiter du moment.