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Des dons dérangeants pour les organismes de bienfaisance

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Les organismes de bienfaisance reçoivent beaucoup de dons, mais ils déplorent qu’une proportion importante de ceux-ci soient inutilisables. 

Les dons du public sont importants pour offrir toutes sortes de services, comme de l’aide aux personnes en difficulté ou des services alimentaires.

Les organismes doivent toutefois faire le tri des nombreux dons dont ils font l’objet.

Au Chaînon, à Montréal, environ 150 sacs de dons sont reçus par jour, dont la moitié sont déchirés ou souillés et ne peuvent donc être vendus ou donnés.

Les gens donnent aussi parfois des objets qui ne sont pas acceptés, comme les électroménagers. Il vaut donc mieux vérifier ce qui peut être utile avant de faire un don.

«Les gens vont penser que oui, je veux le donner, ce sont des gens pauvres», a noté Stéphane Lamarche, directeur du magasin Le Chaînon.

«Ils n’ont rien, ce n’est pas grave si c’est égratigné, brisé, ou déchiré, mais oui, c’est grave, on a beaucoup de respect pour les gens du Chaînon. On est là nous pour l’hébergement des femmes, le respect c’est dans nos valeurs premières. Ce n’est pas parce que ces gens-là sont moins fortunés qu’ils méritent d’avoir des meubles égratignés ou des vêtements déchirés», a-t-il ajouté.

Les organismes doivent aussi payer pour les dons inutilisables, soit en les envoyant à la décharge ou en les faisant recycler.

Chez Renaissance, par exemple, environ 1 % des dons ne sont pas utilisables et entre 10 % et 15 % de l’ensemble des dons doivent être détruits.