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Nouvelle gouverneure générale: une enquête ouverte par le commissaire aux langues officielles

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La nomination de la nouvelle gouverneure générale du Canada, Mary Simon, fera l’objet d’une enquête du Commissariat aux langues officielles du Canada en raison de son incapacité à s’exprimer en français.

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«La nomination d’une gouverneure générale qui ne maîtrise pas les deux langues officielles a suscité de nombreuses réactions à l’échelle du pays depuis l’annonce de sa nomination, le 6 juillet dernier», a commenté le commissaire aux langues officielles, Raymond Théberge, en révélant lundi que son bureau a reçu plus de 400 plaintes à ce jour.

Le choix de Mme Simon, une Inuk du Nunavik parlant inuktitut et anglais, a été salué par de nombreux intervenants, celle-ci étant devenue la première autochtone à occuper le prestigieux poste de gouverneure générale. D’autres ont cependant critiqué le fait qu’elle ne puisse pas s’exprimer dans les deux langues officielles.

M. Théberge a indiqué, par communiqué, que malgré le «pas important vers la réconciliation» que représente la nomination de Mme Simon, il juge les plaintes recevables. «Je mènerai donc une enquête sur la question. Mon enquête visera le Bureau du Conseil privé dans sa capacité de conseil dans le cadre de cette nomination», a-t-il précisé.

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Le commissaire a souligné qu’il ne souhaitait pas s’immiscer dans le débat, mais s’est néanmoins permis un commentaire vis-à-vis des décideurs politiques.

«Je suis trop souvent témoin d’un discours qui oppose le respect de la diversité et de l’inclusion d’un côté, et le respect des langues officielles de l’autre, comme si ces notions étaient mutuellement exclusives et ne pouvaient coexister. J’aimerais rappeler aux décideurs qu’il est tout à fait possible de faire rimer langues officielles et inclusion», a plaidé M. Théberge.

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