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Une ferme ravagée pour la 3e fois

La famille avait déjà rebâti deux fois ses installations, qui ont été de nouveau la proie des flammes, dimanche

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MIRABEL | ​Pour la troisième fois en moins de 25 ans, une ferme laitière familiale des Basses-Laurentides a été ravagée par les flammes, anéantissant les efforts des propriétaires qui l’avaient déjà rebâtie deux fois.

Les pompiers n’ont rien pu faire pour sauver les 200 vaches laitières qui ont péri dans le brasier survenu tard dimanche soir dans une ferme de Mirabel.
Photo Agence QMI, Pascal Girard
Les pompiers n’ont rien pu faire pour sauver les 200 vaches laitières qui ont péri dans le brasier survenu tard dimanche soir dans une ferme de Mirabel.

« C’est le projet d’une vie. C’est une catastrophe pour ce monde-là », a déploré Gabriel Beaumont, un voisin dont le fils a déjà travaillé pour la ferme d’Ancœur, située dans le secteur Saint-Hermas, à Mirabel.

Celle-ci a été détruite par les flammes qui ont tué environ 200 vaches laitières, vers 23 h, dimanche soir.

Gabriel Beaumont.
Voisin de la ferme 
d’Ancoeur
Photo Olivier Faucher
Gabriel Beaumont. Voisin de la ferme d’Ancoeur

Problème électrique

Un problème électrique était toujours la principale hypothèse des pompiers présents lundi après-midi pour enquêter sur la cause du brasier.

Ils n’ont trouvé aucun indice laissant croire à un incendie suspect.

Comble de malheur pour les propriétaires, le même site avait déjà subi des incendies en 1998 et en 2013, indiquait il y a quelques années l’hebdomadaire La Terre de chez nous.

Celui-ci avait publié, en 2017, un reportage dans lequel la famille expliquait comment elle était parvenue à rebâtir deux fois la ferme, non sans embûches.

« Quand j’ai appris ça, je me suis dit : pas encore ! » s’est désolé Gilles Pesant, le propriétaire d’une terre voisine, qui s’est dit triste pour la famille et les bêtes.

« Ce sont des gens qui ont travaillé très dur pour bâtir ça. »

Au passage du Journal, lundi, une membre de la famille a indiqué avoir perdu 80 % de ses vaches dans l’incendie, mais n’a pas voulu commenter davantage, encore sous le choc d’avoir vu ses bêtes mourir dans les flammes.

Photo Agence QMI, Pascal Girard

« Ce sont des dommages très importants », a expliqué Joël Laviolette, directeur du Service de sécurité incendie de Mirabel, qui a précisé que la laiterie était une perte totale et que l’étable a été lourdement endommagée lors de l’incendie.

Des centaines de milliers de dollars de dommages sont « clairement » à déplorer, selon le chef Laviolette.

Les voisins interrogés pensent toutefois que le montant dépassera les millions de dollars.

Les pompiers ont tenté d’évacuer des vaches, mais malheureusement, il est généralement très difficile de sortir des bêtes d’un brasier.

Dur de sortir les vaches

« Les réflexes des animaux ne sont pas ceux des humains, a expliqué François Dumontier, directeur des communications des Producteurs de lait du Québec. Ils n’ont pas le réflexe de sortir à la vue des incendies, au contraire. Souvent, même lorsque des producteurs réussissent à en sortir, ils réussissent à retourner à l’intérieur. »

Selon lui, reconstituer le troupeau de vaches est le principal défi des producteurs qui subissent un tel drame, puisque c’est le « capital principal de l’entreprise et que c’est ce qui est le plus long à faire. »

Les pompiers des municipalités de Saint-André-d'Argenteuil et de Lachute ont été mobilisés pour prêter main-forte au Service incendie de la Ville de Mirabel.

Les tentatives pour sauver les bêtes se sont avérées vaines, selon le Service incendie de la Ville de Mirabel.

Ce n’est que vers 5 h que les pompiers, qui combattaient encore les flammes, ont pu maîtriser le brasier, alors qu’une pelle mécanique était mobilisée.

L’étable, proie des flammes, serait une perte totale, au vu des dommages occasionnés.