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Urgence de Gatineau: la fermeture partielle pourrait s’étirer jusqu’à la mi-septembre

Urgence de Gatineau: la fermeture partielle pourrait s’étirer jusqu’à la mi-septembre
Photo d'archives, Agence QMI

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La fermeture partielle de l’urgence de l’Hôpital de Gatineau pourrait s’étirer jusqu’à la mi-septembre en raison des vacances estivales et de l’importante pénurie d’infirmières et d'infirmiers qualifiés en Outaouais.

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Depuis dimanche, tous les services habituels sont de nouveau offerts à cet endroit, mais seulement selon un horaire restreint, soit de 8h à 18h. En dehors de ces heures, la population, outre certaines exceptions, est redirigée vers les urgences des hôpitaux de Hull et de Papineau.

Il manquerait une douzaine d’infirmières et d’infirmiers pour rouvrir à temps plein l’urgence de l’Hôpital de Gatineau. Comme il s’agit d’infirmières et d’infirmiers spécialisés, leur recrutement s’avère colossal en raison de la précarité du bassin de main-d’œuvre qualifiée en soins de santé.

Sans compter que la région de l’Outaouais est particulièrement touchée par la pénurie de personnel vu sa proximité avec l’Ontario. La région d’Ottawa offre en effet de meilleures conditions de travail, ce qui constitue une force d’attraction importante auprès des travailleuses et travailleurs de la santé du Québec.

«La réorganisation des équipes de travail ne viendra pas combler les besoins en personnel aux urgences et sur les unités de soins. On ne règle pas le problème, on fait seulement le déplacer. Il nous faut une prime frontalière», clame haut et fort la présidente par intérim du Syndicat des professionnelles en soins de l’Outaouais, Karine D’Auteuil.

Période difficile

Pour sa part, le Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais (CISSSO) a fait le point, lundi, sur les actions mises en place pour répondre à cette crise, qui perdure depuis le 25 juin, à l’urgence de Gatineau. Les autorités médicales régionales tentent ainsi de rediriger les patients vers leur médecin de famille ou vers des lits aux étages dès leur entrée, plutôt que de les placer sur des civières.

«Ceci permet une meilleure fluidité et fait diminuer la pression sur les services d’urgence», a mentionné Marie-Ève Cloutier, directrice des soins infirmiers au CISSSO.

Selon la cheffe du département des urgences au sein de l’organisme régional, la Dre Marie-Hélène Folot, le temps d’attente se serait même amélioré à l’Hôpital de Hull, au cours des dernières semaines, lorsque des médecins en provenance de l’Hôpital de Gatineau ont commencé à y être transférés quand l’offre de service à ce dernier établissement a été réduite.

N’en demeure pas moins que le personnel en poste à l’urgence de l’Hôpital de Gatineau vit une période difficile en raison du manque d’effectifs. Les absences imprévues, les remises en question et l’épuisement sont légion au sein des équipes.

«J’avoue que c’est une grosse période. J’ai hâte à mes vacances!» a admis avec franchise la Dre Folot.