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C’est Danault qui m’inquiète

C’est Danault qui m’inquiète
Photo d'archives, Martin Chevalier

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Carey Price laissé sans protection. C’est gros comme nouvelle, mais je crois qu’il va rester à Montréal. Ce qui m’inquiète davantage, c’est le cas de Phillip Danault. 

• À lire aussi: Le Kraken étudierait l’option de Price

Ah, oui. Il y a aussi Shea Weber, qui raterait toute la saison prochaine ; on parle même de retraite possible. J’en doute fortement, mais est-ce envisageable que le Canadien tente de retourner en finale de la Coupe Stanley sans Price, Weber, ni Danault ? 

En ce qui concerne Price, je pense que c’est assez évident que Marc Bergevin lui a demandé de lever sa clause de non-échange plutôt que l’inverse. 

Le but était de pouvoir protéger un défenseur de plus, soit Joel Edmundson, soit Ben Chiarot, mais, peu importe, c’est fait. 

Marc Bergevin n’avance pas à l’aveuglette dans le dossier de Carey Price. Il devrait rester à Montréal.
Photo d'archives, Martin Chevalier
Marc Bergevin n’avance pas à l’aveuglette dans le dossier de Carey Price. Il devrait rester à Montréal.

Plusieurs directeurs généraux veulent se débarrasser de gros salaires, mais après tout ce que Price a fait pour le Canadien, je ne crois pas que Bergevin l’imagine à Seattle. 

D’après moi, Price a la certitude qu’il va rester à Montréal, et, en plus, on vient d’apprendre qu’il va possiblement rater les deux premiers mois de la saison. 

Si j’étais à la place du directeur général du Kraken de Seattle, Ron Francis, je ne prendrais pas le risque de repêcher Price.  

Il fait encore partie de l’élite de sa profession, mais pourquoi Francis placerait-il 14 % de sa masse salariale sur un gardien de 34 ans enclin aux blessures ? 

Et ne perdons pas de vue que le plafond salarial est bloqué pour quelques saisons. Le Kraken ira peut-être se chercher un gros nom pour lancer la franchise, mais j’ai l’impression que Francis misera plutôt sur un groupe homogène. 

Paul Byron, par exemple, serait un choix intéressant pour le Kraken. Il apporte beaucoup à une équipe à un prix raisonnable (3,4 millions $) et il ne lui reste que deux saisons à son contrat. 

Jonathan Drouin a aussi deux saisons à écouler à 5,5 millions chacune. Peut-être pourrait-il s’éclater avec une équipe d’expansion. 

À leur première année, les Golden Knights de Vegas avaient offert à certains joueurs des chances qu’ils n’avaient pas eues ailleurs et ça leur avait rapporté. William Karlsson et Jonathan Marchessault en sont des exemples.

Price restera 

D’après moi, Price est à Montréal pour y demeurer et il y a possiblement une entente avec Seattle à ce sujet. Bergevin n’avance pas à l’aveuglette. Exposer Jake Allen aurait été plus risqué et l’on aura besoin de lui pour entamer la prochaine saison. 

Quant au Kraken, il semble acquis que son premier gardien sera Chris Driedger, des Panthers de la Floride. Il a montré de belles choses jusqu’à présent, mais il n’a pu s’exprimer comme numéro un. Il pourrait former un bon duo avec Antti Raanta, des Coyotes de l’Arizona, par exemple. 

Francis aura le choix et il pourra se bâtir une équipe qui sera dans la course aux séries éliminatoires. Il ne faut toutefois pas s’attendre à une participation à la finale de la Coupe Stanley comme celle des Golden Knights en 2018.  

Le cas Danault 

Bon, Phillip Danault aurait mis sa maison en vente. C’est peut-être simplement une tactique de négociation. Je voudrais tellement qu’il reste à Montréal, mais il semble y avoir une impasse actuelle sur le salaire.  

Bergevin a une limite en tête qu’il ne veut pas dépasser, possiblement 5 millions $ par saison. Il a un plan B, c’est certain. Après avoir atteint la grande finale, il ne peut pas laisser partir son premier joueur de centre sans le remplacer adéquatement ; en plus, c’est un Québécois francophone qui aime jouer à Montréal. Danault n’est peut-être pas un vrai joueur de centre numéro un, mais c’est une perle rare.  

Il faut que ça se règle avant l’ouverture du marché des joueurs autonomes, sinon il sera trop tard et Bergevin devra le remplacer. J’aurais tellement aimé que ça se règle l’an dernier. On risque de le perdre pour quelques dollars, comme ce fut le cas d’Alexander Radulov et Andrei Markov en 2017. 

Quant à Weber, peut-être ne le reverra-t-on qu’en séries éliminatoires si l’on suit le modèle Nikita Kucherov. La LNH devra se pencher là-dessus un jour. 

-Propos recueillis par Gilles Moffet

Entrefilets   

S’avancer au repêchage amateur ? 

Je doute que Marc Bergevin tente d’améliorer sa position au repêchage amateur. On dit que ce n’est pas une grande cuvée et que ça coûte très cher d’aller chercher un des quatre premiers choix. Le Canadien n’est pas dans une position pour ce genre de transaction. 

Les Québécois à Montréal 

Je me demande vraiment quelle est la mentalité de Geoff Molson, de Marc Bergevin et de Trevor Timmins au sujet des Québécois. Croient-ils que jouer à Montréal représente trop de pression pour un Québécois ? C’est possible. Personnellement, je crois que si tu repêches le bon gars, au contraire ce sera un avantage. Phillip Danault est le Québécois idéal.

Et Jonathan Drouin ? 

Qu’arrivera-t-il à Jonathan Drouin ? Si le Kraken ne le repêche pas, a-t-il encore un avenir à Montréal ? Je crois toujours en lui. Espérons que les choses rentreront dans l’ordre dans son cas. 

Les gardiens trentenaires 

Comme le plafond salarial est au beau fixe, plusieurs gardiens trentenaires réputés se retrouvent exposés au repêchage ou sans contrat, dont Carey Price, Tuukka Rask, Braden Holtby, Jonathan Quick, Devan Dubnyk, Frederick Andersen et Ben Bishop.