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La croissance du PIB interrompue par la troisième vague

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La troisième vague qui a déferlé sur le Québec ce printemps a mis un frein à la reprise économique en provoquant un léger recul de 0,2% du PIB réel aux prix de base de la province en avril, a dévoilé l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) mardi.

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Ce soubresaut fait suite à une hausse du PIB de 1,6% entre février et mars.

Ce léger recul s’explique par un ralentissement de la reprise économique, alors que 11 des 20 grands secteurs étudiés par l’ISQ ont connu des replis. «Les secteurs contribuant le plus au recul du PIB sont les services publics, le commerce de détail, l’extraction minière, l’exploitation en carrière, et l’extraction de pétrole et de gaz, ainsi que la fabrication», a noté l’organisme dans son rapport mensuel.

Le ralentissement s’observe aussi dans le secteur des services, où un gain d’à peine 0,1% a été enregistré en avril, après des bonds de 1,5% en février et 1,4% en mars. Le phénomène est similaire du côté du commerce de gros, un domaine qui a enregistré une hausse de 1% en avril, un taux bien faible par rapport aux gains de 9,1% en mars.

Regain de la pandémie oblige, les secteurs de l’hébergement et de la restauration, eux, ont connu un repli de 3,8%.

Malgré cette stagnation, l’économie du Québec se porte bien mieux qu’à pareille date en 2020. Pour les quatre premiers mois de l’année, le PIB réel du Québec a grimpé de 8,2% par rapport aux quatre premiers mois de 2020, un taux qui s’explique évidemment par l’effondrement historique de l’économie en mars et avril, avec l’arrivée de la pandémie.

Signe que le Québec est cependant parvenu à se remettre sur pied, le PIB des quatre premiers mois de 2021, évalué à 378,7 G$, est presque identique à celui des quatre premiers mois de 2019, évalué à 377,8 G$.

Notons qu’à l’échelle canadienne, le PIB réel aux prix de base s’est contracté de 0,3% en avril, un taux légèrement plus élevé qu’au Québec, alors que plusieurs provinces de l’Ouest ont dû imposer de lourdes mesures sanitaires pour endiguer la troisième vague de la COVID-19.

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