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JusticeBot, un nouvel outil web pour aider les locataires et les propriétaires à connaître et à faire respecter leurs droits

JusticeBot, un nouvel outil web pour aider les locataires et les propriétaires à connaître et à faire respecter leurs droits
Joël Lemay / Agence QMI

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Un robot pour se sortir d’une tentative d’éviction frauduleuse? C'est peut-être l'avenir: des chercheurs montréalais ont mis au point un outil informatique qui devrait du moins permettre à ceux qui font face à un potentiel litige en matière de logement de mieux connaître leurs recours.

Surnommé JusticeBot, cet outil web fait appel à l’intelligence artificielle afin de dresser des comparaisons entre la situation actuelle d’un locataire ou d’un propriétaire et des décisions rendues par le passé par le Tribunal administratif du logement (TAL) – qu'on appelait autrefois Régie du logement. 

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Conçu par des chercheurs du Laboratoire de cyberjustice, une unité de recherche affiliée à l’Université de Montréal, JusticeBot vise aussi à fournir des informations juridiques adaptées à la réalité de chacun.

Alors, ce JusticeBot, comment ça marche? L’usager est appelé à décrire sommairement sa situation. Par exemple: «il y a des punaises de lit dans mon logement», «mon propriétaire veut augmenter mon loyer», etc. Dès lors, des décisions antérieures apparaissent sur le site.

En plus des décisions antérieures liées à sa réalité, un utilisateur peut accéder à des avenues potentielles pour régler ses problèmes.

JusticeBot, un nouvel outil web pour aider les locataires et les propriétaires à connaître et à faire respecter leurs droits
Capture d'écran/JusticeBot

JusticeBot, un nouvel outil web pour aider les locataires et les propriétaires à connaître et à faire respecter leurs droits
Capture d'écran/JusticeBot

Pour le moment, le JusticeBot ne s’est entendu qu’avec le TAL et n’a donc accès qu’à la jurisprudence en matière de droit du logement. Mais les membres du Laboratoire espèrent en faire un outil universel. 

Déjà, il est le fruit de plus de trois ans de travail, observe le directeur du groupe de recherche, Karim Benyekhlef.

«On a quand même ramé, relate-t-il en entrevue avec le 24 heures. Il y a beaucoup d'huile de coude.»

Les derniers développements: quand le Tribunal a ouvert ses portes au Laboratoire de cyberjustice. «Le Tribunal nous a fourni un million de décisions», lance M. Benyekhlef, qui enseigne à la Faculté de droit de l'Université de Montréal.

«Nous sommes confiants que la technologie qui sous-tend le JusticeBot pourra servir de fondation à de futurs projets dans d’autres domaines», signifie M. Benyekhlef.

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