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Jeux de Tokyo: un processus long et compliqué

Les Olympiques seront différents de tous ceux qui ont été présentés dans l’ère moderne

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Photo AFP De nombreux employés de l’aéroport et des Jeux font tout pour aider les visiteurs, comme ces trois Japonais avec des membres de l’équipe de basketball des États-Unis.

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TOKYO | Cette réalité frappe de plein fouet dès l’entrée au pays du Soleil Levant. Avec la prolongation de l’état d’urgence à Tokyo, les mesures sanitaires sont très sévères et les déplacements pour tout le monde sont limités au maximum. 

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Après un vol de 13 heures, l’entrée au pays est longue et fastidieuse comme on a pu le constater, lundi, à notre arrivée dans la capitale nippone depuis Toronto.

  • Écoutez l'entrevue du délégué général du Québec à Tokyo, David Brulotte, avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:

Même si l’aéroport de Narita est pratiquement vide, les délais sont très longs et plusieurs étapes se dressent devant nous.

Le débarquement de l’avion se fait par groupe. D’abord, les citoyens japonais et les athlètes munis d’une carte verte. Puis, le reste des voyageurs.

Première étape : présenter ses deux tests négatifs PCR d’un laboratoire autorisé par les autorités japonaises.

Dans une longue file, tout le monde patiente, assis l’un derrière l’autre.  

  • Écoutez l'entrevue de Danny St Pierre avec Benoît Hardy-Chartrand, professeur auxiliaire à la Temple University de Tokyo et chercheur associé à la Chaire Raoul-Dandurand, sur QUB radio:   

La présentation d’un code QR en format papier ou électronique provenant d’un document du ministère de la Santé rempli avant le départ est essentielle pour poursuivre sa route tout comme le téléchargement d’une application COVID qui permet de repérer les gens atteints du virus. Une application de traçage pour suivre nos déplacements est également exigée.

Même si les employés et bénévoles sont débordés et limités dans leurs connaissances de l’anglais, cette étape se déroule quand même rondement. Il faut souligner l’amabilité de nos hôtes et la patience malgré les problèmes de communication.

Dans un monde où l’électronique prend beaucoup de place, il est plutôt surprenant de constater tous les documents qui circulent. Tous les voyageurs conservent précieusement une panoplie de documents qui sont exigés à de nombreuses occasions.

La file d’attente peut paraître interminable.
Photo Richard Boutin
La file d’attente peut paraître interminable.

Test salivaire

C’est par la suite que la patience est rudement mise à l’épreuve. Après le passage des athlètes, tous les autres passagers doivent se soumettre à un test salivaire obligatoire pour entrer au pays.

Si l’opération du test salivaire se déroule bien, l’attente du résultat est interminable. Il faut comprendre que tous les passagers du vol d’Air Canada ont dû obtenir un test négatif avant qu’on puisse quitter le salon de l’aéroport tous ensemble. 

Accréditation

Le moment tant attendu arrive enfin avec le comptoir de l’accréditation bien en vue. Les accréditations préliminaires sont validées et tu peux finalement aller cueillir tes bagages avant de passer aux douanes. 

Arrivés sur le tarmac à 16 h, les voyageurs du vol AC 21 d’Air Canada peuvent enfin quitter l’aéroport à 22 h. Une navette nous amène à une station de bus où des taxis nous attendent pour nous mener à l’hôtel. Sur le coup de minuit, je me pointe finalement dans le lobby de l’hôtel après une journée de 28 heures.

Début de la quarantaine

Une quarantaine de trois jours à l’hôtel est exigée. La journée 0 est celle de notre arrivée. Nous obtiendrons le feu vert pour sortir de l’hôtel à compter de vendredi tout juste à temps pour les cérémonies d’ouverture qui auront lieu dans le stade olympique.

Des tests salivaires sont exigés tous les jours pendant notre quarantaine. Puisqu’il est impossible de sortir, des employés du comité organisateur se pointent à l’hôtel pour nous apporter les tests et ils repartent avec le précieux échantillon.

Une fois cette quarantaine terminée et qu’il sera possible de se rendre aux installations olympiques en n’utilisant que les navettes des Jeux, des tests salivaires auront lieu tous les quatre jours pour les journalistes de la presse écrite. Pour les personnes qui ont un contact plus étroit avec les athlètes, des tests quotidiens seront exigés.

Pendant les 14 premiers jours de notre séjour au Japon, il est interdit de se rendre dans les restaurants, les bars ou tout autre commerce. Les repas vont se prendre sur les sites olympiques et au Centre des médias. Il est également interdit d’utiliser le transport en commun ou même de se rendre à la marche au Centre de médias qui n’est situé qu’à quatre kilomètres de notre hôtel.


Les athlètes qui ne peuvent arriver plus tôt que cinq jours avant le début de leur épreuve sont confinés au Village olympique ainsi qu’à leurs sites d’entraînement et de compétition.