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Une entreprise de cannabis de Stoneham en pleine croissance

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En moins d'un an, une jeune entreprise basée à Stoneham a connu une croissance impressionnante. Le Groupe Fuga, microproducteur de cannabis légal, vient de faire son entrée à la SQDC et vise maintenant à étendre son nom et son produit aux quatre coins du Canada.

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Il n'y a pas que l'odeur de cannabis qui saisit lorsqu'on entre dans l'usine de production. La passion du fondateur Philippe Laperrière pour son entreprise saute aux yeux.

«C'est fascinant de voir comment un plan peut croître. Comment une graine peut devenir une plante, une fleur avec de telles propriétés»,dit-il.

Productrice de cannabis biologique haut de gamme depuis l'automne 2020, la seule entreprise du genre dans la Capitale-Nationale est érigée ici, à Stoneham.

«Nous, on a décidé d'élever les standards de qualité et d'avoir tout ce qu'il y a de meilleur en frais d'infrastructure», ajoute l'homme d'affaires.

D'abord exclusivement sur le marché médical, un premier produit dans le secteur récréatif peut désormais être trouvé sur les tablettes de la Société québécoise du cannabis: le «Tropicanna Cookies». En quelques mois seulement, le Groupe Fuga a doublé son nombre d'employés.

«J'ai décidé d'aller me chercher des gens qui ont des formations en horticulture, en agronomie, des gens qui comprennent le cycle d'un plant. C'est complexe, le cannabis, mais ça reste une plante d'abord et avant tout. Pour moi, c'était important que ces gens-là qui travaillent chez nous soient capables de comprendre les messages qui sont envoyés par le plant», mentionne Philippe Laperrière.

Faire son entrée dans ce marché était un véritable risque calculé pour celui qui a pu convaincre des investisseurs de la région d'embarquer dans ce projet de 4 millions de dollars.

«Tout le financement traditionnel n'a pas encore embarqué dans le marché. J'ai dû monter un plan d'affaires solide, je me suis rendu dans un des plus grands congrès pour aller chercher de l'information», souligne l'homme d'affaires.

Un succès local. Quant à la moralité de l'industrie, le PDG invite la population à se renseigner.

«Le cannabis qui pousse avec les licences de Santé Canada, tu n'as pas le droit aux pesticides ni aux insecticides. Tu sais que tu consommes des produits de qualités­», explique le fondateur.

L'entreprise n'a pas l'intention de s'arrêter là, elle souhaite s'implanter ailleurs au Canada. De nouvelles usines de production vont pousser au Québec dans les prochains mois, notamment à Cap-Tourmente.