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Voici ce qui ressort des sondages sur la pandémie commandés par la CAQ

Le gouvernement lève le voile sur ses enquêtes d’opinion en temps de pandémie

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Le gouvernement Legault a finalement dévoilé, mardi, les résultats des sondages qu’il mène depuis le tout début de la pandémie pour mesurer l’adhésion de la population aux mesures sanitaires. Appui au passeport vaccinal, confiance envers les ministres, opinion des Québécois vis-à-vis certaines restrictions ; les données, réclamées depuis des mois par les partis d’opposition à l’Assemblée nationale, ratissent large. Les résultats de ces coups de sonde donnent un aperçu des chiffres qu’avait en main Québec pour prendre ses décisions.

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Voici quelques faits saillants :

Fort appui au passeport vaccinal  

Le ministre de la Santé, Christian Dubé
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Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Trois Québécois sur quatre se disaient «très» ou «assez» d’accord avec l’idée du gouvernement de délivrer un passeport vaccinal selon un coup de sonde de la firme SOM mené à la mi-juin, le plus récent à avoir été rendu public, mardi. 

Un mois plus tard, le ministre de la Santé, Christian Dubé, annonçait qu’il irait de l’avant avec cette mesure dès l’automne prochain. Interrogés à savoir si ce document devrait permettre «d’accéder à certains lieux ou de pratiquer certaines activités», 70 % des sondés se sont dits «très» ou «assez» d’accord avec la mesure.

Legault toujours aussi populaire  

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La satisfaction des Québécois par rapport à la gestion de la crise sanitaire par le gouvernement Legault est toujours restée très élevée depuis l’an dernier : entre 70 % et 80 % selon les sondages menés par SOM. Le seul creux de vague est survenu il y a quelques mois, au début avril. 

  • Écoutez la chronique politique de Marc-André Leclerc, chroniqueur au Journal de Montréal et de Québec sur QUB radio :

Cela coïncide avec le moment où le premier ministre, François Legault, a dû reculer sur plusieurs allègements accordés quelques semaines plus tôt et a imposé des «mesures d’urgence» dans plusieurs régions. Néanmoins, les deux tiers des Québécois (66 %) appuyaient alors toujours sa gestion de crise.

Roberge le mal-aimé  

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge
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Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge

Les Québécois font beaucoup plus confiance à leurs politiciens provinciaux qu’à ceux du fédéral pour gérer la crise de la COVID-19, à une exception près : le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge. Ce dernier a la confiance d’à peine un Québécois sur deux (51 %), selon les derniers chiffres de SOM. 

À titre de comparaison, François Legault (79 %), le Dr Horacio Arruda (78 %) et le ministre de la Santé, Christian Dubé (78 %), ont des scores beaucoup plus élevés. Il peut tout de même se consoler puisque le premier ministre du Canada, Justin Trudeau (53 %), fait à peine mieux.

L’inquiétude est en baisse face aux nouveaux variants  

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La crainte des Québécois face à l’arrivée de nouveaux variants est en baisse continuelle depuis la mi-avril, apprend-on à la lecture du plus récent sondage rendu public, mardi, par le gouvernement Legault. Malgré la propagation rapide, dans certains pays, du variant Delta (d’abord identifié en Inde), sa présence demeure marginale au Québec.

 Au moment du coup de sonde, entre le 8 et le 14 juin, 49 % des répondants se disaient inquiets face aux variants, comparativement à 75 % en avril. Entre les deux périodes sondées, rappelons que le nombre de cas de COVID-19 a chuté au Québec et que la campagne de vaccination a pris son envol.  

Voici le portrait type d’un antivaccin québécois  

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«L’antivaccin» typique du Québec est âgé de 25 à 54 ans, il est souvent parent d’enfants mineurs et il est généralement peu scolarisé (études secondaires ou moins). C’est du moins ce que conclut la firme SOM à partir d’études réalisées en décembre et janvier auprès de 4978 répondants. 

En début d’année, près du quart de la population québécoise (23 % au total en incluant les 7 % d’indécis) était alors jugée «réfractaire» au vaccin. Les doutes relatifs à la fabrication (ou l’efficacité) du vaccin, la désinformation et la crainte d’effets secondaires étaient les principales raisons invoquées par ceux qui n’avaient pas l’intention de se faire vacciner.

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