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On ne peut protéger les gens contre eux-mêmes

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Dès lors que tout le monde aura pu recevoir ses deux doses de vaccin, il y aura des limites morales à continuer d’imposer des contraintes à l’ensemble de la population.

Déjà, on le voit en France et dans une très moindre mesure au Québec, des politiciens s’inquiètent de la montée des cas face au variant Delta. Afin d’éviter cette 4e vague tant redoutée, des spécialistes et des soignants nous disent qu’il faudra continuer de subir le masque, entre autres choses. Certains aimeraient le voir devenir permanent, histoire d’éviter la circulation d’autres infections saisonnières.

Ne retenez pas votre souffle

En quoi serait-il légitime d’imposer à l’ensemble d’une population qui a fait ses devoirs de continuer d’imposer des freins à sa vie sociale, culturelle et économique ? Il faudrait protéger les hôpitaux, vulnérables devant un éventuel afflux de gens non vaccinés contre la COVID-19.

Sauf que ce n’est pas la société qui doit être au service du système de santé. C’est le contraire.

C’est au nom de la même logique qu’on parle d’imposer un passeport vaccinal, afin d’empêcher ceux qui sont volontairement restés sans défense face à la maladie de se rendre malades en fréquentant les commerces et les restaurants. Cela dit, ne retenez pas votre souffle : ils n’ont jamais travaillé sur un plancher, ceux qui pensent que des entreprises déjà démunies en main-d’œuvre prendront la peine de jouer à la police avec les antivaccins.

Immunité de troupeau

Si les cas remontent à l’approche de l’automne et que seuls ceux qui ont refusé de se protéger en subissent des complications graves, viendra un moment où il faudra bien la tester, cette fameuse immunité de troupeau. C’est ceux qui croyaient à cette thèse qui en feront les frais. 

On verra bien à ce moment-là qui sont les vrais moutons. Certainement pas ceux qui auront raison de jouir, sans masque, des libertés qu’ils auront retrouvées.