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Les pénuries d’essence temporaires liées aux vacances de la construction

Autoroute Henri-IV, 73 nord, Reportage sur l explosion des poids lourds sur nos routes, Quebec, 5 juillet 2020. Photo PASCAL HUOT / JOURNAL DE QUEBEC / AGENCE QMI
Photo Pascal Huot

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Le manque de camionneurs ne peut expliquer à lui seul la pénurie d’essence constatée ces derniers jours dans différentes régions de la Belle Province.

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Selon l’Association du camionnage du Québec (ACQ), la hausse de la consommation inhérente aux vacances de la construction a exacerbé une situation déjà critique au sein de l’industrie, qui fait des pieds et des mains depuis des années pour recruter des chauffeurs.

Comme les Québécois passent en majorité leurs vacances au Québec ou dans les provinces voisines, la pression était déjà forte avant même le début des vacances de la construction. L’ACQ parle d’un changement de comportement expliquant «en partie la hausse marquée de la demande en carburant en région».

L’engouement pour les véhicules récréatifs, notamment les bateaux, les motomarines et les véhicules tout terrain, peut aussi expliquer les pénuries d’essence temporaires.

«Certes, l'industrie manque de chauffeurs, mais ça n'explique pas tout!» a indiqué par communiqué le président-directeur général de l’ACQ, Marc Cadieux, mercredi.

Il dit souhaiter nuancer la situation. «Actuellement, les effectifs sont au maximum sur la route et même si l'industrie n'était pas touchée par une pénurie, tous les camions disponibles sont sur la route, a-t-il ajouté. Les carnets de commandes pour les nouvelles acquisitions prévoient des délais allant à 2022 et pour ce qui est des achats de pièces cela représente des mois. Les problèmes de logistique et de planification d'approvisionnement ont également un rôle à jouer dans cette pénurie.»

M. Cadieux avance de plus que les ventes des pétrolières ont doublé ces trois dernières semaines.

«Cette soudaine hausse de la demande, que personne n'avait pu prévoir, affecte autant les pétrolières que les autres industries (plein air, quincaillerie, immobilier, etc.), prises de court par les comportements parfois imprévisibles des consommateurs pendant cette pandémie.»

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