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Du «groove» chez Joanne

Une tarte à la lime maison pour les sept musiciens de Comment Debord

Comment Debord
Photo courtoisie, Caroline Perron

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BAIE-SAINT-PAUL | Le Festif!, ça commence tôt, comme l’ont constaté les membres de la formation indie-folk The Franklin Electric, un peu après 11 h, sur le quai de Baie-Saint-Paul.

« C’est tôt, a lancé le chanteur-guitariste Jon Matte, après avoir lancé leur premier de deux concerts avec Never Look Back. D’habitude, c’est de la téquila. Ce matin, c’est juste du café », a-t-il fait savoir, avant de dévoiler After All, une nouvelle chanson qui se retrouvera sur l’album This Time I See It qui sera lancé cet automne.

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Photo Caroline Perron

Ce qui n’a pas empêché certains spectateurs d’aller chercher un ou quelques verres de bière. 

Il faut dire que la scène du Quai Bell est un endroit bucolique avec la présence du fleuve et son atmosphère très relaxe, où le vent, parfois, s’infiltre dans les micros. Une belle façon d’entamer le jour 2 du Festif!

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Photo Caroline Perron

Et comme mercredi, une petite pluie fine s’est invitée au rendez-vous, avant que les sonorités de trompette du Jon Matte éloignent la pluie pour faire place à du gros soleil. 

« Je pense que ça fonctionne, mentionne le chanteur-guitariste. Quelle année ! Avez-vous eu une belle année ? Ça fait du bien de jouer de la musique. »

Une tarte à la lime

En début d’après-midi, sous les arbres, dans la cour à Joanne, sur la rue Racine, la joyeuse bande de Comment Debord a poursuivi avec la « coolitude » de leur musique, diversifiée et pleine de « grooves », qui collait parfaitement à l’endroit.

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Photo Caroline Perron

« Regardez ça. C’est incroyable. Entre les deux spectacles, Joanne nous a offert une tarte à la lime. Elle est incroyable Joanne et elle dit que c’est correct de danser dans sa cour », a fait savoir le bassiste Étienne Dextraze-Monast, avant l’interprétation de Paper Foil.

Et la Joanne, en question, sur sa galerie-terrasse semblait apprécier de voir sa cour être animée. On a tenté de lui parler, mais elle n’a pas voulu, en toute humilité, faire ombrage aux artistes. 

Dans sa cour gazonnée, sur les « bean bags » et sur des chaises ovales vertes, oranges et mauves, les gens, souriants, sont visiblement heureux. L’atmosphère était à la fête et l’ambiance incroyable. La pandémie était comme chose du passé.

Durant Chandail principal, le batteur Olivier Cousineau, inactif en raison d’une blessure au poignet, se pointe sur scène pour chanter, survolté, cette chanson, pour ensuite retourner s’asseoir dans la cour.

Et sur les planches, les sept musiciens du groupe éclateront de rire lorsque Karolane Carbonneau amène des lignes de guitare de Guns N’ Roses durant le « jam » de la nouvelle chanson Tough Luck.

« On essaie de faire de la musique en gang et de faire sentir le public comme s’il était avec nous en studio », a indiqué le chanteur et guitariste Rémi Gauvin.

« On adore le Festif! Ce sont les premiers qui ont eu confiance en nous », a-t-il ajouté, faisant référence à leurs quelques passages depuis qu’ils ont remporté, en 2019, le Cabaret Festif! de la relève. 


En lice pour le prix Polaris 2021, Dominique Fils-Aimé est en vedette, vendredi après-midi, à 13 h 30 et 15 h 45, au parc de la Virevolte. 

Beyries : des spectacles aux États-Unis  

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Photo Jay Kearney

BAIE-SAINT-PAUL | Beyries aime la région de Charlevoix. Et elle y vient plusieurs fois par année.

« C’est le moment où je me mets à décompresser », a-t-elle lancé, jeudi, lors d’un entretien, en fin d’après-midi.

Elle venait d’offrir deux prestations au parc de la Virevolte. Sur cette scène aux allures de barrage de castors.

« Bienvenue dans ma hutte qui a été construite par un seul castor et qui y a laissé sa vie », a-t-elle raconté.

« C’est tellement beau là-dedans. C’est magnifique », a-t-elle ajouté.

Beyries a signé des autographes et s’est fait prendre en photo durant de longues minutes après sa deuxième prestation.

« On retrouve tout ce que l’on souhaite retrouver dans un festival au Festif! On sent une attention. Envers les spectateurs et envers les artistes », a-t-elle fait savoir, avec en tête le souvenir de sa prestation sur le balcon de Jacqueline, lors de l’édition 2017, où Louis-Jean Cormier était venu la rejoindre pour une chanson. 

Beyries offre quelques spectacles cet été avant une tournée qui devrait prendre forme à l’automne, avec, en novembre, cinq concerts à Boston, Philadelphie, Washington D.C., Burlington et New York.

« On espère, avec ces spectacles, ouvrir une trail où on pourrait retourner après. Mon rêve, c’est de faire le tour du monde en faisant de la musique », a mentionné l’auteure, compositrice et interprète. 

Satisfait

Croisé quelques minutes avant le spectacle de Beyries, le directeur général et artistique, Clément Turgeon, est satisfait.

« On a bien évalué la capacité d’accueil des différentes scènes. Ça va très bien », a-t-il dit.

La petite organisation aurait pu ouvrir un peu plus les vannes, avec des normes sanitaires qui lui auraient permis d’accueillir plus de spectateurs. 

« La distanciation, lors des spectacles de fin de soirée, devient un enjeu et c’est pour cette raison qu’on a bien fait de limiter le public. Nous sommes en mesure de contrôler ces endroits parce qu’il n’y a pas trop de monde », a-t-il fait remarquer.

Clément Turgeon précise que le choix d’avoir maximisé la scénographie des différentes scènes a été fait sans réaliser l’effet que c’était pour avoir.

« Tout le monde m’en parle. On vient de monter la barre pour les prochaines éditions », a-t-il laissé tomber.