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Hong Kong: sept hommes incarcérés pour l'attaque de manifestants dans une station de métro

Hong Kong: sept hommes incarcérés pour l'attaque de manifestants dans une station de métro
Photo AFP

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Hong Kong | Sept partisans de l'exécutif hongkongais qui avaient participé à l'agression violente de militants prodémocratie dans une station de métro en 2019 ont été condamnés jeudi à des peines de prison, le tribunal dénonçant une «attaque commise sans distinction». 

Cette décision est tombée près de deux ans jour pour jour après la soirée du 21 juillet 2019, quand des hommes vêtus de t-shirts blancs et armés de bâtons étaient descendus dans la station de métro de Yuen Long (nord-ouest) pour s'en prendre aux gens qui rentraient d'une manifestation pro-démocratie.

Cette agression violente, et la passivité de la police, constituèrent un tournant dans l'immense mobilisation populaire de 2019 puisqu'elle renforça la détermination des manifestants, et conforta surtout leur méfiance vis-à-vis des autorités hongkongaises et des forces de l'ordre.

Seule une poignée d'agresseurs furent identifiés.

Jeudi, sept hommes ont écopé de peines allant de trois ans et neuf mois de prison à sept ans de détention après leur condamnation pour émeute.

Le juge Eddie Yip a estimé que ce groupe avait «collectivement perdu la tête» et que des peines lourdes se justifiaient compte tenu du traumatisme suscité auprès des victimes, et de «l'extrême terreur ressentie par les habitants».

À la lecture de la décision, des partisans des prévenus ont insulté le magistrat.

Un homme brandissant un drapeau chinois, a hurlé à plusieurs reprises «chien de juge» en quittant la salle d'audience.

Le 21 juillet 2019, plus d'une centaine d'hommes avaient attaqué les manifestants, mais aussi des journalistes et des usagers du métro. Environ 50 personnes avaient été hospitalisées.

Ce débordement de violence avait été filmé et diffusé en direct sur les réseaux sociaux. La police avait par la suite confirmé que certains agresseurs étaient liés aux Triades.

Cette attaque fut aussi un désastre en termes de relations publiques pour l'exécutif hongkongais quand des photos avaient par la suite été publiées, montrant les policiers discutant avec des hommes en blanc armés de bâtons et les laissant partir.

Hong Kong fut pendant plusieurs mois en 2019 le théâtre de manifestations quasi quotidiennes et parfois violentes pour dénoncer le recul des libertés dans la ville et les ingérences grandissantes de Pékin dans les affaires du territoire censé jouir d'une large autonomie.