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Ils ont marqué le Québec

Une photo qui en dit beaucoup. Vladimir Guerrero accompagné de son fils Vlad Jr au Stade olympique en septembre 2002.
Photo d’archives Une photo qui en dit beaucoup. Vladimir Guerrero accompagné de son fils Vlad Jr au Stade olympique en septembre 2002.

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Depuis plus de 100 ans, le baseball occupe une place de choix dans le cœur des Québécois. 

Dernièrement, avec l’ancien conseiller politique à Jacques Parizeau, Jean Royer, nous avons discuté du match de baseball lors duquel son grand-père Onésime a joué contre le légendaire frappeur de coups de circuit Babe Ruth en 1926. Ce match historique a été disputé au parc Guybourg, dans l’est de Montréal, dans le cadre d’une tournée de baseball. 

Avant le match, son grand-père se fait photographier avec le « Babe », qui lui remet une balle autographiée. 

Le grand-père a donné la balle quelques années plus tard à son fils, qui l’a ensuite léguée à son rejeton, Jean Royer. 

Malheureusement, Jean ne se souvient plus où se trouve cette balle autographiée du « Bambino ». 

Je manque rarement la chance de lui tourner le fer dans la plaie en lui rappelant que cette pièce de collection vaut aujourd’hui au moins 250 000 $. 

Duos père et fils

Commençons avec les pères qui ont joué au Québec. 

En 1972, Ken Griffey Sr. a évolué avec les Aigles de Trois-Rivières, dans la Ligue Eastern de calibre AA. Parmi ses coéquipiers, il y avait, Ray Knight, qui a gagné la Série mondiale avec les Mets.

Les Carnavals de Québec, de cette même année, alignaient Jim Cox, Barry Foote, Joe Gilbert, Larry Lintz, Balor Moore, Dale Murray, Tony Scott, Dan Warthen et Jerry White, qui ont tous joué pour les Expos. 

Felipe Alou a joué dans le baseball majeur pendant 17 ans, dont quelques matchs avec les Expos en 1973 dans la course au championnat remportée par les Mets. 

Dans l’histoire des Expos, il est le seul à avoir évolué comme joueur et aussi à avoir occupé le poste de gérant.

Vladimir ! Vladimir ! Vladimir !

Vladimir Guerrero Sr. a connu une carrière phénoménale avec les Expos. Sa force naturelle lui permettait de frapper des circuits à des distances incroyables. 

Les partisans se souviennent aussi de sa vitesse sur les sentiers et de son puissant bras qui lui a permis d’épingler des rivaux trop audacieux sur les sentiers. 

Il fait partie d’un groupe sélect de joueurs qui ont été développés au sein du réseau des filiales des Expos parmi lesquels on retrouve les Gary Carter, Andre Dawson, Tim Raines, Larry Walker et Vladimir Guerrero Sr., qui ont été immortalisés au Temple de la renommée du baseball à Cooperstown.

Trio duo père et fils

Petit détour vers Trois-Rivières. Il y avait un jeune qui adorait courir les buts ou frapper des balles, sans aucun doute comme plusieurs jeunes. 

Lors de sa première visite dans l’uniforme des Reds de Cincinnati, je lui ai parlé de son été, qu’il avait passé à Trois-Rivières. 

Il m’a raconté les nombreuses heures qu’il passait assis sur le tracteur alors que Ti-Gars le conduisait pour couper le gazon avant un match. 

Il se souvenait des Yvon Després, André Pleau et Fernand Bédard, des dirigeants de l’équipe qui lui achetaient des friandises au restaurant. 

Il a connu une carrière flamboyante avec Seattle. Membre du Temple de la renommée du baseball, il fait partie du seul duo père et fils à avoir frappé un coup de circuit avec la même équipe lors du même match : Ken Griffey Jr. 

Devenus des gérants

Le jeune gamin, natif de la République dominicaine, venait passer ses étés au domicile de son père dans le quartier Saint-François à Laval. 

Il profitait de son séjour pour jouer au baseball avec une équipe du quartier et, en soirée, aller voir les Expos au Stade olympique. Le père, Felipe Alou, a été le gérant le plus populaire de l’histoire des Expos, tandis que le fils, qui a joué au baseball sur les terrains de Laval, est aujourd’hui le gérant des Mets de New York : Luis Rojas. 

Le dernier circuit à Montréal

Natif de Montréal, le fils est très populaire auprès des amateurs de baseball du Québec. 

Avec son père, il forme le troisième duo père-fils à avoir frappé des longues balles au cours d’un match des étoiles après les Bonds et les Griffey. 

Je vois encore ce jeune gamin courir sur le terrain du Stade olympique lors des fêtes familiales ou devant la machine à crème glacée dans le vestiaire des Expos.

La photo qui coiffe cette chronique s’est retrouvée sur son gant de baseball utilisé lors du match des étoiles, la semaine dernière, à Denver. 

Il a frappé le dernier coup de circuit de l’histoire du Stade olympique lors d’un match préparatoire Blue Jays-Cards : Vladimir ! Vladimir ! Vladimir ! Guerrero Jr.!  

On ne peut le nier. 

Les Babe Ruth, les familles Griffey, Alou et Guerrero ont marqué à leur façon l’histoire du baseball au Québec !