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Shyamalan rate (encore) sa cible

Old
Photo courtoisie, Universal Studios Thomasin McKenzie et Alex Wolff dans Anormal de M. Night Shyamalan.

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S’il y a une chose que M. Night Shyamalan nous a prouvée tout au long de sa carrière, c’est qu’il est capable autant du meilleur... que du pire. Malheureusement, Anormal fait partie du deuxième clan.

Les deux dernières décennies (et quelques poussières) ont en effet été pour le moins cahoteuses pour le cinéaste visionnaire. On l’a applaudi pour Le sixième sens, couvert d’éloges pour Signes. Mais on l’a aussi hué pour les Après la Terre et Le Dernier Maître de l’air. Et ce n’est pas avec Anormal (ou Old, dans sa version originale) qu’il sera formellement réhabilité. 

Plage mystérieuse

Il nous catapulte cette fois-ci sur une plage isolée, paradisiaque, mais ô combien mystérieuse. Car peu de temps après leur arrivée sur les lieux, nos héros découvrent qu’ils sont non seulement prisonniers, mais que le temps y file à toute vitesse, les faisant vieillir à un rythme effréné. 

Sur papier, le synopsis laissait présager une prémisse intrigante et anxiogène. 

En réalité, toutefois, elle se noie dans un océan de dialogues franchement anémiques et des interprétations tantôt mécaniques et peu inspirées, tantôt totalement risibles. Même les Gael García Bernal ou encore Alex Wolff, stars au talent indéniable, ne parviennent pas à insuffler un peu de cohérence, de justesse ou même de charisme à ces personnages à peine esquissés. 

Heureusement qu’il y a ce dernier revirement – marque de commerce de M. Night Shyamalan – rédempteur. Évidemment, aucun détail ne sera ici révélé, mais disons simplement que, à défaut d’être aussi brillant que celui du Sixième sens, il vient sauver les meubles. Ou, dans ce cas-ci, ajouter une étoile à sa cote. 

  • Anormal (2/5)

Un film de M. Night Shyamalan

Avec Gael Garcia Bernal, Rufus Sewell et Alex Wolff.