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Thales demande jusqu'à 75 M$ à Québec pour un projet d’intelligence artificielle

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Le géant français Thales, dont le chiffre d’affaires dépasse les 25 milliards de dollars, demande jusqu'à 75 millions de dollars à Québec avec ses partenaires pour un projet d’intelligence artificielle.

« Le Québec est un chef de file mondial en IA responsable », a offert en guise d’explication au Journal Samara Ben-Reuven, aux communications de la multinationale française.

Ces derniers jours, Thales n’a pas pu accorder d’entrevue, mais dans une réponse écrite, elle a confirmé qu’elle demandait jusqu'à 75 millions de dollars sur cinq ans au gouvernement avec ses partenaires industriels et universitaires.

Selon la société, cela « se traduira par des investissements pouvant atteindre 38 millions de dollars par des partenaires industriels du Québec ».

Dans sa réponse, Thales a précisé que le projet s’inscrivait « dans le cadre des consultations publiques du ministère de l’Économie et de l’Innovation en vue d’une Stratégie québécoise de la recherche et de l’innovation ».

Aérospatiale, transports, finance... Thales veut voir adopter ici des « solutions d’intelligence artificielle explicables et fiables pour les systèmes critiques ».

À l’automne 2017, Thales avait déjà misé sur Montréal pour son hub mondial en intelligence artificielle cortAIx de plus de 25 millions de dollars.

Fonds publics

Dans son inscription au Registre des lobbyistes, Thales évoque cette fois un projet de recherche technologique et de développement, appelé Confiance.IA.Qc, de chercheurs académiques et industriels.

Thales cible le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Eric Girard, le Secrétariat du Québec aux relations canadiennes, en la personne de Sonia LeBel, et le député de Terrebonne, Pierre Fitzgibbon.

L’an dernier, Thales a reçu 1,2 million de dollars avec ses partenaires de la supergrappe SCALE AI, qui a reçu plus de 300 millions de dollars de fonds publics de toutes sortes du fédéral et du provincial.

En 2019, Thales avait bénéficié d’une contribution financière non remboursable de 650 000 $ de Québec pour un projet d’une vingtaine d’emplois dans ses bureaux montréalais de l’arrondissement de Saint-Laurent.