/sports/racing
Navigation

Un ultramarathon pour son 40e anniversaire

Éric Martel-Bahoéli tire son inspiration de l’ultramarathonien David Goggins.
Photo courtoisie Éric Martel-Bahoéli tire son inspiration de l’ultramarathonien David Goggins.

Coup d'oeil sur cet article

L’ancien boxeur Éric Martel-Bahoéli veut inspirer les athlètes costauds en prouvant qu’il est possible de courir de longues distances pour les gros bonshommes.

• À lire aussi: Éric Martel-Bahoeli inspire avec ses km de l’espoir

Éric Martel-Bahoéli mesure six pieds trois pouces et il fait osciller la balance actuellement à 260 livres. Il avoue lui-même qu’il est loin d’avoir le gabarit idéal pour courir de longues distances. Cela n’empêchera pas le récent adepte de la course à pied de tenter sa chance pour accomplir l’exploit de courir un ultramarathon.

«La course a toujours fait partie de mon entraînement quand j’étais boxeur, c’est vraiment dans la pandémie que j’ai pris goût à courir sur des distances plus longues. C’est bon pour le mental. Je mets mes écouteurs et je pars. Ça devient addictif, tu cours une certaine distance et tu veux aller plus loin la fois d’après.»

C’est avec cette mentalité que l’ancien pugiliste veut s’attaquer au tour de l’île d’Orléans. Rien de moins qu’une promenade de 67 kilomètres qu’il souhaite réaliser pour ses 40 ans. Est-ce le début d’une crise de la quarantaine? Pas vraiment, selon Martel-Bahoéli.

«J’ai apporté des changements à ma vie il y a quelques années. Ça fait maintenant deux ans que je suis sobre. Cela a été difficile de faire mon deuil de la boxe comme athlète, je cherche maintenant à relever des défis qui vont me motiver en premier lieu et qui vont également inspirer les autres. Une amie policière a réalisé le tour de l’île et elle m’a dit que ça me ferait un beau défi; elle ne s’est pas trompée.»

Préparation rigoureuse

Certaines précautions ont été prises par celui qui enseigne maintenant les rudiments du noble art aux plus jeunes afin de réussir son défi. «Je me fais conseiller par un spécialiste de la course à pied et j’ai un suivi rigoureux avec mon physiothérapeute. C’est évident que courir pendant huit heures de temps à mon poids place un certain stress sur mes articulations. Il faut seulement le faire de la bonne façon. Je vais finir ma préparation en courant 41km et je serai prêt par la suite pour effectuer mon défi le 28 août prochain.»

Accessible à tous?

Même si le but premier de l’ancien athlète n’est pas nécessairement de perdre du poids, il avoue avoir perdu une vingtaine de livres depuis qu’il chausse les espadrilles de façon quotidienne. «Je veux juste être en forme et possiblement devenir une source de motivation pour aider des personnes moins en forme à bouger. Le groupe Facebook d’entraide «Les kilomètres de l’espoir» que j’ai créé va très bien. On est rendu à 911 membres qui s’entraident et se dépassent, c’est génial. Si je peux le faire, tout le monde peut le faire.»