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Irak: attaque au drone contre une base abritant des Américains au Kurdistan

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BAGDAD | Une attaque au drone a été menée vendredi matin sur une base militaire abritant des soldats américains au Kurdistan irakien (nord), sans faire de victimes, a-t-on appris samedi auprès de la coalition internationale antidjihadiste en Irak. 

«Un drone a touché une base de la coalition au Kurdistan, il n’y a pas eu de victimes ni de dégâts», a déclaré à l’AFP le porte-parole de la coalition menée par Washington, le colonel Wayne Marotto.

Selon la presse locale kurde, l’attaque a visé la base de Al-Harir, à 70 km au nord-est d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan.

Cette attaque a été menée alors que le premier ministre irakien, Moustafa al-Kazimi, est attendu lundi à Washington pour discuter avec le président Joe Biden de la présence militaire américaine en Irak.

Les États-Unis ont encore quelque 2500 militaires déployés en Irak, sur les 3500 personnes de la coalition internationale.

Leur départ est exigé par les puissantes factions pro-Iran, à qui des dizaines d’attaques contre des intérêts américains en Irak ont été attribuées ces derniers mois.

Dans un communiqué publié vendredi, le «Comité de coordination des factions de la résistance irakienne» a redemandé «le retrait total de toutes les forces américaines» et «la fin de l’occupation», faute de quoi les attaques se poursuivraient.

Les États-Unis sont revenus en Irak en 2014 à la tête d’une coalition internationale pour aider les forces irakiennes à défaire l’organisation djihadiste État islamique (EI), officiellement vaincue en 2017 dans le pays.

Des membres de l’organisation ultraradicale restent toutefois présents dans les montagnes et régions désertiques, et ses cellules dormantes parviennent toujours à frapper.

La majorité des troupes américaines ont été retirées sous la présidence de Donald Trump. Les militaires encore déployés ont officiellement une mission de formateurs et de conseillers de l’armée et des forces antiterroristes irakiennes.

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