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Plongeon en solo dans les années 1970

Paul Cargnello
Photo courtoisie, Jessie Evans

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Auteur-compositeur montréalais qui fait carrière en franglais depuis plusieurs années, Paul Cargnello a profité des différents confinements des derniers mois pour travailler en solo sur un nouvel album, Peut-être. Sur ce disque, aux influences des années 1970, le musicien a joué de tous les instruments, en plus d’en signer la réalisation.

Paul Cargnello a accueilli la pandémie de façon positive, l’an dernier. Au lieu de s’apitoyer sur son sort, le musicien en a profité pour composer des dizaines de chansons dans son studio Upper China.

« Quand tout était fermé, c’était un peu comme si l’industrie était en hibernation, dit-il. J’ai donc pris le temps pour enregistrer un album. »

Le disque Peut-être en est un très personnel. Mis à part pour une chanson, Paul Cargnello y a joué de tous les instruments. Et pour la traduction des textes en français, il a une fois de plus travaillé avec son fidèle collaborateur des 15 dernières années, François Deschamps.

« Il est toujours capable de trouver le mot juste, dit Paul à propos de son complice. Je lui ai envoyé des poèmes que j’avais écrits en anglais pour lui demander ce qu’il en pensait. Quelques jours après, il me les renvoyait tous traduits. C’était juste parfait. Il avait trouvé le sentiment exact pour chaque poème. »

Avec ces textes en main, Paul Cargnello a ensuite réfléchi à l’aspect musical. Il s’est tourné vers les années 1970 en écoutant beaucoup de Roxy Music et de David Bowie de cette époque.

Ayant récemment signé avec l’étiquette punk rock Hell For Breakfast, Cargnello, qui a connu beaucoup de succès avec des chansons pop, voulait ainsi retourner un peu vers ses racines punk rock.

Côté politisé

Âgé de 42 ans, Paul Cargnello mentionne avoir reçu certaines critiques difficiles à ses débuts, à propos de son côté politisé et revendicateur.

« Beaucoup de gens disaient que j’étais tout le temps en train de forcer une idéologie sur la langue, dit-il. J’avais difficilement pris ces critiques. J’étais un jeune artiste avec toutes sortes d’idées très progressistes. »

Aujourd’hui, il s’est assagi et mentionne avoir un côté révolutionnaire plus « tranquille ». Malgré tout, il se questionne encore sur ses positions. « C’est un peu pour ça que l’album s’appelle Peut-être, dit-il. Parce que je ne suis pas encore sûr de certaines choses. »

Paul Cargnello se garde d’avoir des propos incendiaires en entrevue. Il envoie tout de même une petite flèche au premier ministre quand on lui demande s’il fera prochainement des concerts.

« Personnellement, je ne suis pas [à l’aise] de faire un spectacle à l’intérieur, dit-il. Je n’ai pas une énorme confiance en François Legault et ses jugements. Je ne peux pas dire “je vais suivre le leader” comme ça. Je prends encore mon temps un peu. Je n’ai pas un optimisme total. Il y a un petit côté de moi qui est réaliste. Il faut juste être patient et les choses vont revenir. »


L’album de Paul Cargnello, Peut-être, est sur le marché. Pour plus d’infos : paulcargnello.com.