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Une magie bien intacte au Théâtre de la Dame de Coeur

Une magie bien intacte au Théâtre de la Dame de Coeur
Photo courtoisie Théâtre de la Dame de coeur

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Au Théâtre de la Dame de Cœur, la pandémie n’a pas tué la magie. Il y a certes des restrictions à respecter dans la salle d’Upton où naît chaque été l’émerveillement, mais il faudrait encore plus qu’un virulent virus pour stopper la créativité de sa petite famille d’artisans.

Richard Blackburn est directeur général et artistique du Théâtre de la Dame de Cœur et metteur en scène du spectacle Le Grand Bric-à-Brac, qui en tient l’affiche depuis trois ans. Avec son collègue René Charbonneau, Monsieur Blackburn sera bientôt décoré de la médaille du Lieutenant-gouverneur du Québec pour mérite exceptionnel, pour son implication dans la culture québécoise.

Une magie bien intacte au Théâtre de la Dame de Coeur
Photo courtoisie Théâtre de la Dame de coeur

Il y a en effet de quoi saluer le fait que, depuis plus de 40 ans, le Théâtre de la Dame de Cœur et ses immenses marionnettes font rêver bouts de choux, adolescents, adultes ou personnes âgées. Chaque œuvre du collectif maison, en vie pour un cycle de trois ans, est généralement applaudie par 160 000 âmes attendries.

Avec ses spectacles en «quatre dimensions» (déployés devant, autour, au-dessus et à travers les spectateurs assis sur des bancs pivotants), productions imaginées et construites sur place – dans les neuf bâtiments érigés sur le site du Théâtre, qui font office d’ateliers de fabrication –, la compagnie offre des histoires comprenant divers niveaux de lecture, susceptibles d’amuser les petits comme les grands.

«Un peu comme ce que fait Pixar dans ses films, expose Richard Blackburn. C’est notre démarche, de créer autant pour les adultes que pour les jeunes.»

Bientôt du nouveau

Évidemment, la COVID a affecté l’achalandage habituellement immuable du Théâtre de la Dame de Cœur. En temps normal, une saison chaude s’y boucle avec le passage de 20 000 spectateurs. Ç’a été le résultat du premier séjour à l’affiche du spectacle Le Grand Bric-à-Brac, né en 2019, alors présenté chaque soir devant une assistance comble de 500 sièges occupés.

Un an plus tard, il n’y a qu’en août que l’institution a pu opérer, dû aux affres de la pandémie. Le Théâtre pouvait abriter 180 personnes à la fois. Cette année, on en accueille 270, avec un soin particulier accordé aux mesures de sécurité.

Ceci dit, les troupes de la Dame de Cœur n’ont jamais cessé de s’activer, même au plus fort de la crise sanitaire. Des réunions virtuelles se sont tenues pour le travail de scénarisation et la simulation sur maquettes. Tant et si bien que Richard Blackburn promet une production toute neuve à l’été 2022, dans sa salle extérieure couverte, à l’abri des intempéries.

La fabrication des personnages et accessoires est d’ailleurs déjà commencée, assurée par l’équipe de 46 professionnels du Théâtre, formés sur place.

Une magie bien intacte au Théâtre de la Dame de Coeur
Photo courtoisie Théâtre de la Dame de coeur

«Ça nous prend trois ans pour sortir du néant une histoire neuve, un univers marionnettique complet. On fait beaucoup de recherches. Les marionnettes évoluent, les techniques bougent et se peaufinent, l’animatronique s’impose...», précise Richard Blackburn.

Il est donc loin, le temps où la Dame de Cœur présentait son tout premier opus sur le terrain d’Upton, sur l’eau, à la croisée des deux petites rivières qui se rejoignent sur les lieux. Les marionnettes flottaient grâce à des catamarans.

C’est grâce à cette concluante expérience que s’est créé le «big band artistique», image Richard Blackburn, lequel n’a jamais cessé de grandir depuis, toujours poussé par cette envie d’allégorie, de métaphore et de surdimension. L’équipement technologique s’est affiné, tout comme les matériaux et les mécanismes, l’utilisation du multimédia et de la vidéo.

Objets à la rue

Ne reste donc plus que quelques semaines pour profiter du Grand Bric-à-Brac, qui tirera sa révérence avec l’arrivée de l’automne.

«Ce sont les objets d’une maison qui, soudainement, se retrouvent à la rue, raconte Richard Blackburn. Ils se demandent ce qu’ils font là, ce qui leur arrive. Ils doivent résoudre l’énigme et comprendre que, s’ils ne se réinventent pas, il leur arrivera un grand drame. Ce qui les attend dans la rue peut être tristounet pour eux... C’est un spectacle coloré, bourré d’action et d’émotion.»

Pour plus d’informations sur le Théâtre de la Dame de Cœur: damedecoeur.com

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