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De nombreux dirigeants d'entreprises songent à démissionner

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La pandémie de COVID-19 frappe tous les âges et toutes les conditions avec des effets de différentes intensités, et les dirigeants d'entreprises ne sont pas exemptés. 

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Surmenage, volume de travail exagéré, stress et stigmatisation. Un sondage, mené entre autres par Deloitte Canada sur les dirigeants d'entreprises canadiens brosse un portrait peu reluisant, mais éloquent de l'impact que la pandémie a eu sur eux.

«On est tous humains, il faut reconnaître que l'impact de la pandémie est très vaste sur l'ensemble des employés», indique Mathieu Laberge, directeur principal au sein du groupe Services-conseils en économie de Deloitte.

Pas moins de 82% des répondants disent terminer leur journée en se sentant épuisés mentalement ou physiquement.

«Les chiffres qu'on voit corroborent ce qu'on entend. Normalement, une vie professionnelle pour un cadre, c'est un marathon. Depuis le début de la pandémie, ils sont en mode sprint», ajoute Jean-François Belleau, directeur des relations gouvernementales au Conseil canadien du commerce de détail.

Résultat, près du quart des cadres supérieurs envisagent de démissionner. D'autres pensent à la retraite ou à prendre congé. Les organisations de tous les secteurs pourraient subir une perte de talents déstabilisante.

«Je pense que les dirigeants dans le domaine de la santé en ont eu pour leur coup. C'est probablement un des domaines où ces résultats-là sont les plus réels», ajoute Mathieu Laberge.

Cet état d'esprit constitue un risque commercial majeur et nuit à la reprise en milieu de travail.

«Ça a un impact direct sur la culture de l'entreprise, sur la capacité de rétention des dirigeants, mais aussi des équipes. Ça vient remettre en cause la force de la relance économique des entreprises», conclut Mathieu Laberge.