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Une nouvelle création signée Guillaume Côté

Guillaume Côté
Photo Chantal Poirier

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Guillaume Côté est un habitué des plus grandes scènes du monde, le danseur ayant foulé celles de Moscou, de Hambourg ou encore de Saint-Pétersbourg à maintes reprises au cours des dernières années. Mais ça, c’était avant que la pandémie ne freine son élan, clouant ses pieds – et ses projets – au sol. L’attente tire toutefois à sa fin puisqu’il remontera sur les planches pour la toute première fois depuis un an et demi à l’occasion du Festival des arts de Saint-Sauveur.

« Un an et demi sans danser, c’est long. Je n’ai jamais vécu ça de toute ma carrière », laisse tomber le danseur et directeur artistique du Festival des arts de Saint-Sauveur. 

Pas qu’il ait chômé durant toute cette période. Loin de là, en fait. Car en plus de différents exercices soutenus pour garder la forme, il a participé à différents tournages et événements virtuels. N’empêche, rien de ceci n’a réussi à pallier l’absence de son dada, soit les performances en présentiel. 

« Il fallait continuer, coûte que coûte. Mais rien ne se compare à un spectacle donné devant public. Les danseurs, on est des machines de scène. On vit pour ça. Rien ne remplacera jamais le contact direct avec les gens », indique-t-il.  

Retrouver ses repères 

L’excitation devient d’ailleurs évidente dans sa voix lorsqu’il parle de son prochain retour sur les planches, prévu dans une dizaine de jours. Car en plus de renouer avec le public – cette fois-ci en chair et en os –, Guillaume Côté présentera sa toute nouvelle création, +(dix)

Ce spectacle réunissant cinq danseurs (il s’exécutera aux côtés de Martha Hart, Kelly Shaw, Benjamin Landsberg et Rakeem Hardy) est « très librement » inspiré de l’odyssée d’Ulysse, passé à travers le prisme de la danse contemporaine et classique.  

Il est facile d’établir un parallèle entre le personnage mythique ayant erré durant une décennie avant de rentrer au bercail, et le danseur habitué des scènes internationales synonymes de séjours loin de la maison. Pourtant, ce n’est qu’en cours de création que le déclic s’est fait dans l’esprit de Guillaume Côté. 

« Le thème m’est venu de lui-même, presque inconsciemment. J’avais envie d’explorer le désir de vouloir se retrouver soi-même, développer un sentiment d’appartenance avec son chez-soi, que ce soit un endroit géographique précis, ou simplement dans notre tête ou dans notre cœur. Puis ça m’a frappé », avance-t-il. 

« Toute ma vie, j’ai cherché à appartenir ailleurs. Aujourd’hui, je me rends compte que tout ce que je veux, c’est avoir ma famille avec moi. Avec la pandémie, tout le superficiel a disparu. Tout ce qui compte, ce sont les liens qu’on tisse avec les gens qui nous sont chers », termine-t-il. 

Une édition hybride

Outre cette nouvelle création signée Guillaume Côté, le Festival des arts de Saint-Sauveur proposera cette année une édition 30e anniversaire hybride, comptant à la fois sur les spectacles présentés sur place et en ligne. 

Un choix qui s’est imposé de lui-même au fil des derniers mois. 

« Le numérique a pris tellement de place pendant la pandémie, on ne peut pas faire autrement que de l’inclure. Et dans le fond, tout ce qu’on veut, c’est que notre programmation rayonne le plus possible. C’est exactement ce que nous permet le web », explique-t-il.


Le Festival des arts de Saint-Sauveur se déroulera du 29 juillet au 8 août. Pour la programmation complète : festivaldesarts.ca