/sports/jo
Navigation

Tokyo 2020: moments magiques à la piscine

Les nageuses et les plongeuses canadiennes ont commencé la récolte de médailles

La nageuse canadienne Margaret Mac Neil toute souriante après sa victoire au 100 m papillon.
Photo AFP La nageuse canadienne Margaret Mac Neil toute souriante après sa victoire au 100 m papillon.

Coup d'oeil sur cet article

La délégation canadienne a fait vibrer le pays en raflant ses trois premières médailles à Tokyo. La fièvre olympique bat bel et bien son plein !

C’est dans la piscine que la récolte a eu lieu. L’équipe féminine de relais 4 x 100 m, formée de Penny Oleksiak, de Rebecca Smith, de Margaret Mac Neil et de Kayla Sanchez, a d’abord gagné l’argent. 

En soirée, Mac Neil a récidivé en procurant au Canada sa première médaille d’or lorsqu’elle a remporté l’épreuve de 100 m papillon. Après 50 m, l’Ontarienne était septième, mais a furieusement rebondi pour l’emporter en 55,59 secondes.

Un peu plus tôt, les plongeuses Jennifer Abel et Mélissa Citrini-Beaulieu ont fait de même lors de la finale du 3 m synchronisé.

Notre journaliste Richard Boutin a vécu le triomphe des deux Québécoises. 

Pour ce qui est de l’équipe de relais, Oleksiak a donné tout un spectacle en dépassant, dans les derniers instants, la nageuse américaine Simone Manuel. Les Canadiennes ont ainsi devancé les Américaines de trois petits centièmes de seconde.

« Nous avons toutes grandi ensemble. Nous nous connaissons depuis que nous avons quelque chose comme 10 ans. C’est fou, 10 ou 11 ans plus tard, nous sommes aux Olympiques ensemble et nous gagnons l’argent », s’est exclamée Oleksiak après la compétition.

Sans récolter une médaille, la jeune Torontoise Summer McIntosh, 14 ans, a montré l’étendue de son talent en terminant en quatrième place du 400 m libre, établissant un record canadien en 4 min 02,42 s.

À seulement 14 ans, Summer McIntosh a terminé la finale du 400 m libre féminin.
Photo Reuters
À seulement 14 ans, Summer McIntosh a terminé la finale du 400 m libre féminin.

Record éphémère  

Toujours dans la piscine, une autre Canadienne a laissé sa marque en lançant un message fort.

Kylie Masse a complètement dominé la phase de qualifications du 100 m dos avec un chrono de 58,17 s, établissant du même coup un record olympique. 

Signe que la suite de la compétition sera relevée, le record de la Canadienne n’aura tenu que quelques minutes. 

Dans la vague suivante, l’Américaine Regan Smith a abaissé cette marque avec un temps de 57,96 s... jusqu’à ce que l’Australienne Kaylee McKeown s’approprie à son tour le record (57,88 s). Ça joue dur dans l’eau !

Auger-Aliassime tombe tôt  

L’une des grandes déceptions du jour a été la défaite en simple de Félix Auger-Aliassime.

Le joueur de tennis québécois a donc perdu dès le premier tour, en deux manches de 6-4 et 7-6 (2), contre l’Australien Max Purcell.

Ce dernier est venu en relève du Britannique Andy Murray, qui a déclaré forfait en raison d’une blessure.

La neuvième tête de série affrontait le 190e joueur mondial.

Énorme surprise  

La surprise du jour a été l’œuvre de la France. Son équipe masculine de basketball a imposé une première défaite depuis 2004 en matchs olympiques à l’équipe américaine, au compte de 83-76.

C’est donc la fin d’une séquence de 26 victoires pour les Américains aux Jeux. Ils ont remporté les quatre derniers tournois olympiques. 

La COVID-19 s’invite au golf  

Les amateurs de golf seront privés de deux joueurs de renom au tournoi olympique. L’Américain Bryson DeChambeau et l’Espagnol Jon Rahm ont été contraints de renoncer à la compétition après avoir été déclarés positifs à la COVID-19. 

Dans le cas de Rahm, il s’agit d’un deuxième résultat du genre, lui qui avait dû renoncer au tournoi Memorial, qu’il menait, en juin, avant d’être déclaré positif au virus. Les deux golfeurs ont reçu leurs résultats avant de partir pour le Japon.