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Un restaurant enregistre sa meilleure année malgré deux incendies et la COVID-19

Un restaurant enregistre sa meilleure année malgré deux incendies et la COVID-19
Photo courtoisie Jonathan Lamontagne

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Deux incendies criminels et une pandémie n’auront pas empêché des restaurateurs de Princeville, dans le Centre-du-Québec, de se relever de brillante façon.

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«La pandémie a été catastrophique pour plusieurs, mais on a trouvé des solutions, nous a confié l’un des copropriétaires de la cantine La P’tite Vache, Jonathan Lamontagne. On s’est retroussé les manches. On vient de faire la meilleure année de notre histoire.»

Au début de la pandémie, sa sœur Jessica et lui venaient tout juste de terminer deux années de rodage, après deux incendies en 2017 qui ont forcé l’entreprise familiale à délaisser la formule du restaurant ouvert à l’année pour celle du food truck en opération de mai à octobre seulement.

À peine le réalignement d’affaires entamé qu’il leur fallait affronter un autre défi avec les consignes sanitaires qui ne permettaient plus de fonctionner comme avant.

«En mars 2020, il fallait encore se revirer de bord, raconte Jonathan. J’ai commencé à imaginer un trajet sur notre terrain pour offrir un service au volant. On a réussi à rendre ce service disponible en quelques semaines.»

Le succès a été immédiat. Alors que les concurrents étaient forcés de fermer leurs portes, la cantine familiale, reconnue pour la qualité de sa poutine, avait le champ libre.

Un restaurant enregistre sa meilleure année malgré deux incendies et la COVID-19
Photo Agence QMI, Frédéric Marcoux

«Ç’a fonctionné à plein régime, se réjouit l’homme de 34 ans. La demande était forte. On a réussi à atteindre une nouvelle clientèle avec des familles qui n’avaient pas à sortir de l’auto. Sans la pandémie, on n’aurait jamais eu l’idée.»

«On vient d’ouvrir il y a quelques semaines et ça vire en fou, a-t-il ajouté. En plus du service à l’auto, les gens sont nombreux à venir manger sur les tables à pique-nique. Ce n’est pas rare de voir les gens qui sont prêts à faire la file pendant une heure un vendredi soir pour manger une poutine. C’est incroyable!»

Mais ce n’est pas tout. L’automne dernier, la famille Lamontagne a décidé de louer un bâtiment à Princeville pour vendre des repas qui étaient autrefois offerts au Princesse, son défunt restaurant, comme des pâtés et de la lasagne.

«Quelqu’un avait essayé de nous couper la tête en incendiant notre restaurant, mais nous sommes devenus un monstre à trois têtes», a mentionné Jonathan Lamontagne.

Le mystère persiste au sujet des incendies qui ont sonné le glas en 2017 pour le Princesse, un restaurant qui était au cœur de Princeville depuis 1967.

Les deux incendies, considérés comme criminels par la Sûreté du Québec, sont toujours sous enquête. Aucun suspect n’a encore été arrêté.

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