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Vaccination: le postsecondaire en classe même si la cible est ratée

Québec va annoncer le retour des cégépiens et universitaires «en présence»

Quebec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc En début d’année, l’Université Laval avait aménagé des postes de travail pour protéger de la COVID.

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Les étudiants des cégeps et universités entameront l’année scolaire sur les bancs d’école en septembre. Québec s’apprête à annoncer une rentrée « en présence », malgré le retard dans la vaccination des jeunes adultes.  

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Plusieurs sources gouvernementales ont confirmé à notre Bureau parlementaire que la Santé publique devrait autoriser le retour en classe « à 100 % » cet automne. 

Québec n’atteindra pas la cible d’une couverture vaccinale de 75 % chez les 16-29 ans – présentée comme une condition incontournable au printemps dernier –, mais l’immunisation des cégépiens et universitaires va bon train. 

En incluant les rendez-vous prévus, 78,6 % des étudiants du collégial devraient avoir reçu leur deuxième dose cet automne. 

Du côté des universitaires, 83 % des gens inscrits devraient être pleinement vaccinés, selon des données fournies par le gouvernement Legault. 

De plus, Québec estime que la présence des jeunes sur les campus permettra de mener des campagnes de vaccination à l’école afin de rejoindre les retardataires. 

Avec ou sans masque ?

En mai dernier, la ministre de l’Enseignement supérieur, Danielle McCann, avait précisé que le retour en classe se ferait sans distanciation sociale.

« Que ce soit dans les salles de classe ou dans les espaces communs, les étudiants pourront se retrouver à moins d’un mètre les uns des autres, sauf en ce qui concerne les activités parascolaires et le sport », avait-elle déclaré.  

La question du masque demeure toutefois à trancher. Celui-ci pourrait demeurer obligatoire ; une décision en ce sens doit être annoncée sous peu. 

Aux États-Unis, les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) viennent d’ailleurs de recommander le port du masque en milieu scolaire afin de freiner la propagation du variant Delta.

Deux experts en santé publique plaident d’ailleurs pour le port du couvre-visage en classe, qu’il soit imposé ou non par la Santé publique. 

Roxane Borgès Da Silva s’inquiète notamment de la propagation du variant Delta dans les grands amphithéâtres des universités, où jusqu’à 500 élèves peuvent s’entasser durant plusieurs heures.

« On augmente les risques de potentielles éclosions dans ces espaces clos où on a énormément de monde », dit la professeure agrégée à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Hausse des cas

Même prudence pour le virologue Benoit Barbeau, qui note toutefois que les taux de vaccination sont beaucoup plus encourageants ici qu’au sud de la frontière.

« Personnellement, je recommanderais fortement que les gens portent le masque, dit celui qui enseigne au département des sciences biologiques de l’UQAM. Moi, je le ferai certainement. » 

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, notait d’ailleurs sur Twitter mercredi que le Québec connaît présentement une hausse du nombre d’infections.  

Pourcentage de jeunes doublement vaccinés

  • 12-17 ans : 28 %
  • 18-29 ans : 39 % 

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