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David Savard et Cédric Paquette s'amènent à Montréal

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David Savard a gagné la Coupe Stanley en éliminant le Canadien en cinq matchs le 7 juillet dernier. Cédric Paquette a aussi gravé son nom sur le gros saladier au mois de septembre 2020. 

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À neuf mois d’intervalle, Savard et Paquette ont chacun réalisé le rêve de tous les joueurs de la LNH. 

En ce 28 juillet 2021, les deux Québécois ont atteint un autre objectif en paraphant des contrats avec l’équipe de leur enfance, le Canadien de Montréal. 

Savard a accepté un pacte identique à celui du défenseur Joel Edmundson avec une entente de quatre ans et 14 millions $, soit 3,5 millions $ annuellement. 

  • Écoutez le journaliste sportif du Journal de Montréal, Jean-François Chaumont, avec Vincent Dessureault sur QUB Radio:   

Dans le cas de Paquette, il a dit oui à un contrat d’un an et de 950 000 $. 

« C’était une décision de famille, a dit Savard, qui est le père de trois jeunes enfants. D’autres équipes se sont présentées, mais l’offre du CH était la meilleure option pour revenir proche de la maison et pour voir nos familles plus souvent. »

« J’ai grandi en regardant le Canadien. Je ne pouvais pas laisser passer cela. J’étais très content de me joindre au Canadien. Peu importe le salaire, quand on a vu le contrat, on a dit oui », a raconté le défenseur.

« C’est cliché, mais petit cul, c’était mon rêve d’enfance de jouer pour le Canadien, a renchéri Paquette. Je réalise une étape très importante dans ma carrière. Je suis vraiment heureux », a-t-il poursuivi.

Différent de Weber

Il y a la pression d’un Québécois qui jouera à Montréal. Pour Savard, il y aura aussi la pression de remplacer le capitaine Shea Weber. 

David Savard, natif de Saint-Hyacinthe, a soulevé la coupe Stanley pour la première fois de sa carrière.
Photo AFP
David Savard, natif de Saint-Hyacinthe, a soulevé la coupe Stanley pour la première fois de sa carrière.

Même si Marc Bergevin a rappelé avec justesse qu’il ne pourra jamais remplacer parfaitement Weber, il a tout de même choisi de miser sur Savard pour remplir certaines responsabilités qui revenaient au gros numéro 6. 

« Mon rôle sera de venir jouer dur, peu importe ce qu’on me demande, a expliqué Savard. Ils cherchent quelqu’un pour être dur en bas de zone, un défenseur pour jouer contre les meilleurs trios, pour jouer en infériorité numérique et pour bloquer des tirs. »

« Je faisais ça à Tampa et à Columbus. Même s’ils ont perdu Weber, je n’essaierai pas d’être Shea Weber. Je resterai moi-même, je jouerai avec mes forces », a poursuivi Savard

  • Écoutez le résumé de Vincent Dessureault avec Alexandre Moranville sur QUB radio:    

Âgé de 30 ans, Savard a obtenu six points (1 but, 5 passes) et il a présenté un différentiel de -27 en 54 matchs l’an dernier (40 matchs à Columbus et 14 matchs à Tampa). 

En séries, le défenseur de 6 pi 2 po et 233 lb a récolté cinq passes en 20 rencontres. Il aura finalement passé en coup de vent à Tampa après près de 11 saisons avec l’organisation des Blue Jackets. 

« Quand j’ai été échangé là-bas, je savais que c’était pour une petite période, a-t-il dit. C’était serré sous le plafond. On savait que ça serait la dernière chance en tant que groupe. C’était un groupe spécial, qui a atteint la finale une deuxième année de suite. Je pense que seuls Ross Colton et moi n’étions pas là l’année d’avant. Je leur souhaite du succès. Ils ont été bons avec moi. »

Un troisième arrêt

Avec le départ de Phillip Danault pour Los Angeles, il y aura un trou au centre chez le Tricolore. Paquette n’est pas dans le même moule que Danault, mais il pourrait se retrouver au centre de la quatrième unité. Sur papier, Nick Suzuki, Jesperi Kotkaniemi et Jake Evans sont actuellement les trois premiers centres. 

Photo d'archives Ben Pelosse

« Je ne veux pas changer mon rôle, je suis un gars de 4e trio, a reconnu Paquette. Je me considère comme un centre, mais je peux me débrouiller à l’aile. Je pourrai aussi aider les jeunes centres. »

Choix de 4e tour du Lightning en 2012, Paquette a divisé son temps la saison dernière entre les Sénateurs d’Ottawa et les Hurricanes de la Caroline. Il a terminé avec 8 points (4 buts, 4 passes) en 47 matchs. 

« Oui, c’était difficile comme saison, a-t-il admis. Une semaine avant le camp, je me suis fait échanger. Ça me brisait le cœur de partir de Tampa. Je suis arrivé à Ottawa et je n’ai pas bien joué. C’est de ma faute. La Caroline est venue me chercher. J’ai eu un bon départ, mais ensuite j’ai moins joué. Je restais dans ma tête. Je reviens au Québec, je fais une pause. Je suis dans un bon monde en ce moment dans ma tête. » 

Wideman aussi  

Le défenseur Chris Wideman effectuera bel et bien un retour dans le circuit Bettman avec le Canadien, car il a accepté un pacte d’un an et de 750 000 $.

La chaîne TVA Sports a précisé les clauses de l’entente.

Photo d'archives, AFP

Wideman, 31 ans, a disputé la dernière saison dans la Ligue continentale (KHL) avec le Torpedo de Nizhny Novgorod. Le droitier a amassé 41 points, dont neuf buts, en 59 rencontres, étant même élu défenseur de l'année du circuit.

Natif de St. Louis, Wideman a porté les couleurs des Sénateurs d’Ottawa, des Oilers d’Edmonton et des Panthers de la Floride par le passé.

-Par ailleurs, le Tricolore a fait signer un pacte d’un an à deux volets au Québécois Jean-Sébastien Dea, qui touchera 750 000 $ s’il évolue dans la Ligue nationale. Le défenseur Louis Belpedio a paraphé une entente identique avec le club.

Les numéros des nouveaux venus 

Plusieurs nouveaux visages se sont joints au Canadien de Montréal mercredi, à l’ouverture du marché des joueurs autonomes dans la Ligue nationale de hockey, et Cédric Paquette, David Savard, Mike Hoffman et Chris Wideman ont déjà choisi leur numéro.

Hoffman, avec son classique 68, est celui qui portera le numéro le plus inédit parmi les plus récentes acquisitions de Marc Bergevin. En effet, seul le défenseur Yannick Weber avait arboré le 68 avec le CH, entre 2009 et 2013.

Le numéro 13 a été porté par plusieurs joueurs dans les dernières années, dont par Max Domi, mais Paquette sera le premier Québécois à le faire depuis Alex Tanguay, en 2009.

Savard, lui, a son 58 derrière le dos depuis son passage dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec avec les Wildcats de Moncton. Ce numéro lui appartiendra à nouveau à Montréal puisqu’il a été rendu disponible avec le départ de Noah Juulsen.

Quant à Wideman, il portera le numéro le plus populaire dans l’histoire du Tricolore, le 20. Le défenseur sera le 50e joueur à l’arborer en bleu-blanc-rouge, le plus récent étant Cale Fleury.

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