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Prison ferme pour deux djihadistes en Autriche

Prison ferme pour deux djihadistes en Autriche
Photo AFP

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Vienne | Deux djihadistes qui s'étaient rendus en Syrie ont été condamnés à des peines de prison ferme en Autriche dans la nuit de mardi à mercredi pour appartenance à une organisation terroriste et à un groupe criminel, a indiqué le tribunal de Vienne. 

Un homme né en Tchétchénie et arrivé comme réfugié en 2004, ainsi qu'un Autrichien, ont été condamnés en première instance respectivement à six ans et demi et quatre ans et demi de privation de liberté. Ils ont la possibilité de faire appel. 

Leur recruteur, Mirsad Omerovic, d'origine bosnienne, figure centrale du djihadisme en Autriche, a également été reconnu coupable, mais aucune sentence n'a été prononcée à son encontre, a précisé une porte-parole à l'AFP.

Il purge déjà une peine de prison à vie, prononcée en 2016, pour d'autres recrutements. 

En 2013, ces deux hommes étaient partis avec la volonté de combattre en Syrie dans les rangs du groupe État islamique. Le premier prévenu a été blanchi des accusations de crime de guerre qui pesaient à son encontre. 

Il a combattu entre août 2013 et avril 2015 et le second, qui n'a finalement pas pris part aux combats, est resté en Syrie entre septembre et décembre 2013, selon l'acte d'accusation cité par l'agence APA. 

Leurs épouses, qui les avaient suivis, ont été acquittées des charges de complicité. L'une d'entre elles a entretemps obtenu le divorce. 

Les parents du Tchétchène, également poursuivis, n'ont pas été jugés: le père est décédé en décembre et la mère est en fuite. Un mandat d'arrêt a été émis à son encontre. 

Depuis 2011, quelques 300 candidats au jihad ont quitté ou ont tenté de quitter l'Autriche pour aller combattre en Syrie ou en Irak. Une centaine est rentrée dans ce pays de 8,9 millions d'habitants, où plusieurs combattants ont déjà été condamnés. 

Longtemps épargnée par le terrorisme islamique sur son territoire, l'Autriche a été frappée par un attentat le 2 novembre à Vienne, qui a fait quatre morts. 

Son auteur avait essayé de rejoindre la Syrie et avait été condamné à de la prison en 2019, avant de bénéficier d'une libération anticipée, ce qui avait suscité une polémique sur l'efficacité des programmes de déradicalisation.