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Surdoses à Montréal: «on compte les décès»

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La crise des opioïdes inquiète la Santé publique et les organismes de prévention crient à l’aide, car quatre décès par surdose sont enregistrés chaque semaine à Montréal, du jamais vu.

Les difficultés d’approvisionnement en héroïne dans les rues de Montréal poussent les usagers de drogues dures à consommer d’autres produits beaucoup plus puissants et dangereux. Mardi, le Toronto Star écrivait que les tests positifs à des substances telles que l’étonitazène, de 10 à 20 fois plus puissant que le fentanyl, ou l’isotonitazène, 5 fois plus puissant que le fentanyl, avaient quadruplé dans les derniers mois à Toronto.

À Montréal, «on sait que le pire est encore à venir. On n’a pas vraiment d’espoir par rapport à la situation actuelle, aucun. Nous ce qu’on fait actuellement, on compte les décès. On compte les gens qui fréquentent notre organisation et qui meurent. On essaie de tenir le cap pour rester ouverts non-stop», a déploré Jean-François Marie, directeur général de Cactus Montréal, à TVA Nouvelles, mercredi.

La semaine dernière, la Santé publique de Montréal a publié un communiqué pour informer la population de la dangerosité de certaines drogues.

Entre mars 2020 et mars 2021, une augmentation de 25% des surdoses a été enregistrée.

Pour pallier le manque d’héroïne, le fentanyl, beaucoup plus puissant, se répand plus que jamais.

Le carfentanyl, notamment, circule sur le marché noir; il est considéré comme environ 4000 fois plus puissant que l’héroïne et 100 fois plus puissant que le fentanyl.