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À 37 ans, Myriam Da Silva Rondeau n’est pas prête à accrocher ses gants

Myriam Da Silva Rondeau (gauche)
AFP Myriam Da Silva Rondeau (gauche)

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Après une première participation décevante aux Jeux olympiques à Tokyo, la boxeuse de Chambly Myriam Da Silva Rondeau a déjà les yeux rivés sur ceux de Paris en 2024, quand elle aura 40 ans, soit l’âge maximal en boxe olympique. 

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«Ce n’est pas quelque chose qui est hors de ma portée. Je ne me sens pas prête d’arrêter. J’ai déjà hâte que les compétitions, dont les Jeux du Commonwealth et le championnat canadien, reprennent normalement», a-t-elle déclaré à l’Agence QMI, encore ébranlée quelques heures après sa défaite au tour préliminaire contre la Dominicaine Maria Altagracia Moronta Hernandez chez les 69 kilogrammes.

En préparation pour ce combat, la Québécoise avait visionné des combats de sa rivale de 25 ans où on la voyait peu mobile et lente, et boxant les mains basses. Or, c’est tout le contraire qui s’est présenté à elle mardi.

«J’avais comme plan de match de garder le centre, mais j’ai vite constaté que ce plan n’allait pas tenir. Par la suite, je n’ai pas été en mesure de m’ajuster», a déploré celle qui espérait monter sur le podium.

Da Silva Rondeau a lancé de bons coups au premier round, mais a été sonnée par un solide crochet au menton qui lui a fait perdre l’équilibre à mi-chemin du deuxième round. Ensuite, sa rivale a dominé les échanges, la touchant à la tête à plusieurs reprises.

Au final, les cinq juges ont unanimement donné la victoire à la jeune Dominicaine.

Le désir de continuer

Cette défaite décisive est toutefois loin de décourager Da Silva Rondeau, qui a traversé plusieurs embûches durant ses 10 ans de carrière en boxe amateur.

Entre autres, une opération pour un syndrome du canal carpien à la main droite en 2015 et une fracture du pouce à la même main l’année suivante ont ralenti sa progression. Elle aurait pu abandonner son sport, mais ce mot ne fait vraisemblablement pas partie de son vocabulaire.

D’ailleurs, elle a ensuite remporté la médaille d’argent aux championnats canadiens et aux Jeux panaméricains.

Aujourd’hui, Da Silva Rondeau est à l’âge où plusieurs boxeurs prennent leur retraite. Ayant fêté son 37e anniversaire de naissance en avril dernier, elle souhaite continuer à pratiquer son sport pendant quelques années et même au-delà de ses 40 ans.

«Quand tu es un athlète et que tu entraines ton corps, l’âge, c’est vraiment juste un chiffre. L’âge a plus d’importance pour les autres», a souligné l’enseignante en adaptation scolaire.

Dans la même veine, la Québécoise déplore que les boxeurs ne puissent pas compétitionner aux Olympiques après leur 41e anniversaire de naissance. Pourtant, plusieurs professionnels sont dans la quarantaine, rappelle la pugiliste. «Les choses doivent changer et les vieux standards, évoluer.»

Ces prochaines semaines, Da Silva Rondeau prendra une petite pause de son sport, mais il ne devrait pas s’écouler beaucoup de temps avant qu’elle enfile à nouveau ses gants et qu’elle remonte sur le ring dans le but de décrocher une place aux prochains Jeux.