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L'anglais est moins présent qu'escompté dans les universités francophones du Québec

Coronavirus. Business workers working from home wearing protective mask. Small company in quarantine for coronavirus working from home with sanitizer gel. Small company concept.
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La présence de l’anglais dans les 15 universités francophones du Québec est moindre «que ce que laissaient présager certaines tendances», conclut le Conseil supérieur de la langue française au terme d’une étude réalisée l’an dernier et cette année.

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«Près de 90% des programmes recensés permettent d'obtenir une formation entièrement et exclusivement en français», a pu constater le Conseil après avoir examiné la structure de cours de 2713 programmes au printemps et à l'automne 2020 de même qu'à l'hiver 2021. Au total, 492 certificats, 92 mineures avec diplôme, 68 majeures avec diplôme, 530 baccalauréats, 891 maîtrises, 328 DESS et 312 doctorats ont été analysés.

La présence de l’anglais se manifeste dans des domaines d’études particuliers, dont ceux liés à la gestion et à l'administration des affaires, a indiqué le Conseil supérieur de la langue française en rendant son étude publique jeudi.

Selon le Conseil, la présence de l’anglais dans les universités francophones du Québec est observée de différentes manières: «des travaux exigés, des lectures imposées, des examens soumis, des plans de cours déposés, du matériel pédagogique disponible, sinon de la tenue de séminaires et de la production de thèses».

«L'anglais occupe aussi une place importante du côté de la recherche universitaire et des publications scientifiques, souligne l’organisme. Le Conseil ne peut que déplorer ces tendances.»

«Il n'en demeure pas moins, selon ce que démontre la recension effectuée, que les programmes eux-mêmes sont essentiellement offerts en français.»

Le Conseil, qui a pour mission de conseiller le ministre responsable de la Langue française sur toute question relative à la langue française au Québec, conclut que, «bien qu'elle soit moins forte que présumée et plus marquée dans certains établissements que dans d'autres, l'offre de formation en anglais à l'enseignement universitaire francophone au Québec apparaît comme un sujet d'intérêt et comme un phénomène qui, selon le Conseil, mérite une observation constante, étant donné l'attrait déjà important de la langue anglaise dans diverses sphères d'activité au Québec et son incidence potentielle sur la carte de formation que pourraient établir les établissements universitaires, sur la langue de transmission des connaissances, sur la langue de communication, sur les pratiques linguistiques futures des étudiants et, enfin, sur l'avenir même du français au Québec».

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