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Le corps d’une femme jeté dans les ordures de la police de Sherbrooke

Les services d’urgence ont cru qu’il s’agissait d’un mannequin en silicone

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Le corps d’une femme qui se serait immolée par le feu vendredi a été jeté dans les poubelles de la police de Sherbrooke par les intervenants d’urgence, qui croyaient à tort qu’il s’agissait d’un mannequin.

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Le matin du 23 juillet, les pompiers du Service de sécurité incendie de Sherbrooke ont été appelés pour un feu dans un boisé près de la rue Cabana. Sur place, des témoins leur ont expliqué que quelqu’un était venu brûler un mannequin en silicone. 

Après consultation avec les policiers, « il est convenu que le mannequin sera déposé dans le conteneur au service de police, qui n’est pas accessible au public », a dit jeudi en point de presse Danny McConnell, chef du Service de police de Sherbrooke (SPS).   

Capture d'écran, TVA Nouvelles

Femme disparue

Sauf que quelques heures plus tard, la disparition d’une femme dans la soixantaine a été signalée par son conjoint.

La voiture de la dame a ensuite été retrouvée aux abords des résidus du feu. 

« Un policier qui est intervenu plus tôt a soulevé la coïncidence [...] et on est allés récupérer le prétendu mannequin vers 18 h 30 pour voir s’il n’apporterait pas d’éléments à l’[enquête] », a poursuivi M. McConnell.   

  • Écoutez la chronique du journaliste Félix Séguin à QUB radio   

 

Capture d'écran, TVA Nouvelles

C’est à ce moment que les autorités ont réalisé que le prétendu mannequin était en fait la dépouille de la disparue.

Capture d'écran, TVA Nouvelles

En conférence de presse, le directeur du Service de sécurité incendie Stéphane Simoneau s’est dit « abasourdi » par la nouvelle et s’est engagé personnellement à faire la lumière sur cette intervention.

« Toute mon équipe est sous le choc », a-t-il résumé, ajoutant que de l’aide psychologique était offerte aux pompiers impliqués.

« Le SPS est de tout cœur avec le conjoint et les enfants [de la défunte] par rapport à cette situation très dramatique. Nous sommes évidemment désolés », a ajouté M. McConnell.   

  • Écoutez l'entrevue avec Frank Crispino, Chercheur au Site de Recherche en Sciences Thanatologiques Expérimentale, Directeur Laboratoire de recherche en criminalistique et Professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières sur QUB radio :

Incrédulité

Pour deux ex-policiers, il est tout à fait incompréhensible que les intervenants d’urgence aient commis cette bourde.

« Un corps humain qui brûle va se recroqueviller sur lui-même, va dégager une odeur qui va être assez nauséabonde, qui n’est pas agréable, alors qu’un mannequin, la combustion devrait être complète ou presque totale. Et on va voir apparaître une armature de métal ou quelque chose », a déclaré à TVA Nouvelles l’ex-enquêteur de la police de Québec Roger Ferland.

« Je vous dirais qu’à moins d’avoir eu l’excuse que les six personnes qui sont là ont la COVID et ont perdu totalement le sens de l’odeur. Mais même à ça, ces gens-là ont pris des bâches, ont pris le corps, ont pris le cadavre, l’ont transporté dans les camions, ont envoyé ça dans une benne à déchets », a renchéri l’ex-policier de la Sûreté du Québec Paul Laurier.

- Avec l’Agence QMI

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