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[VIDÉO] Son ex remis en liberté: «Le risque est qu’on se fasse assassiner»

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Une mère de famille du Saguenay-Lac-Saint-Jean avoue vivre dans la peur, depuis qu'elle a appris que l'homme qui avait planifié son assassinat sera libre dans quelques mois.

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«Oui, j'ai peur... Pourquoi je n'aurais pas peur?» a confié Johanne Bérubé, en entrevue à TVA Nouvelles. «Il n'est pas dangereux pour les autres, mais pour moi, oui», a fait savoir la mère.

Jimmy Bouchard avait été condamné à 7 ans de pénitencier en 2019, après avoir été incarcéré après son arrestation, en 2017. Il voulait la mort de son ex-conjointe dans l'espoir d'obtenir la garde des enfants.

«Le mobile du crime est le même, a-t-elle ajouté. Il n'a jamais exprimé de remords.»

Jusqu'à sa libération totale, à l'automne 2021, Bouchard fait l'objet de conditions spécifiques, dont celles de ne pas se trouver au Saguenay-Lac-Saint-Jean et de ne pas entrer en communication avec Mme Bérubé.

  • Écoutez le poignant témoignage de Johanne Bérubé livré au micro de Varda Étienne et Caroline St-Hilaire à QUB radio

«Pour moi, ce sont des mots sur du papier», a dit la dame. «Si quelqu'un est déterminé à commettre un crime, on a beau mettre des conditions, des clauses, il n'en fera qu'à sa tête. Sauf que dans ce cas-ci, on ne parle pas de quelqu'un qui a volé des voitures. On parle de féminicide et d'infanticide», a-t-elle poursuivi.

«Je vais toujours me demander de quel côté il va arriver, s'il sera dans mon dos. Je serai toujours sur le qui-vive.»

La victime a évité de blâmer la Commission des libérations conditionnelles qui travaille selon un cadre défini par la loi.

«La Commission veut bien faire avec les informations qu'elle a. Mais des moyens pourraient être mis en place», selon elle. «Un bracelet électronique, par exemple, pour savoir où il se trouve en tout temps», a-t-elle proposé.

«Les gens qui ne vivent pas ma situation peuvent ne pas comprendre ce que je ressens. Mais je suis une maman avec des enfants avec un risque de se faire assassiner.»

Par ailleurs, Johanne Bérubé demande au gouvernement d'investir encore plus massivement dans les centres de femmes victimes de violence. «C'est notre première et seule porte de sortie pour quitter un milieu nocif», a-t-elle soutenu.

*** Voyez son touchant témoignage dans la vidéo ci-haut