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Levée des restrictions au Nouveau-Brunswick: soulagement pour l'industrie touristique

New Brunswick flag Canada
Photo stock.adobe.com (selensergen)

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Les points de contrôle à la frontière du Nouveau-Brunswick seront levés dès la nuit prochaine (vendredi à samedi). La province voisine élimine toutes les restrictions sanitaires sur son territoire. 

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Les vérifications aux frontières provinciales prennent donc fin, de même que l'obligation, pour tous les Canadiens qui veulent entrer au Nouveau-Brunswick, de s’enregistrer à l’avance.

Le port du masque ne sera plus obligatoire en public. Les restrictions de rassemblement et les limites de capacité d’accueil des commerces, des restaurants ou des lieux de divertissement prennent également fin.

C’est un soupir de soulagement, notamment pour les citoyens québécois qui habitent près de la frontière néo-brunswickoise. Les déplacements sont nombreux, en raison de liens familiaux, mais aussi pour le travail ou les services.

La dernière année et demie n’a vraiment pas été facile pour les citoyens du Témiscouata et du secteur de Pointe-à-la-Croix, en Gaspésie.

«C’est une bonne chose pour les familles en premier lieu. Pour le tourisme, ça va être intéressant, mais il n’en demeure pas moins que ça va laisser des traces, en termes de relations interprovinciales», explique le député de Bonaventure, Sylvain Roy.

«On ne remettra pas la pâte à dent dans le tube. Bonne chose que tout ça soit en partie derrière nous et que la réouverture soit bénéfique pour tout le monde», ajoute-t-il.

«Un soulagement» pour l’industrie touristique

La levée des restrictions à l’entrée du Nouveau-Brunswick réjouit l’industrie touristique. La clientèle québécoise est importante.

Déjà, à la suite des premiers assouplissements au mois de juin, plusieurs Québécois se rendent en vacances dans la province voisine.

«Ah oui, un soulagement. On voit même déjà des automobiles passer avec des plaques du Québec. Maintenant, ça grouille. C'est sûr, pour notre économie, ici, pour le tourisme, c'est très, très important. Le Québec nous a tout le temps supportés. Ils viennent ici, ils aiment la plage. Ils aiment le français à Cap-Pelé, ici. On est très contents de voir les Québécois arriver», lance la présidente de la Chambre de commerce Cap-Pelé/Beaubassin-Est, Christine Duguay.

Pour les commerçants et les tenanciers de brasserie, c’est aussi une bonne nouvelle.

«C’est certain que c'est un soupir de soulagement. On est dans une industrie, mais aussi une province qui profite beaucoup du tourisme. C'est certain que, de voir des touristes qui ne sont pas venus ça fait deux ans, ça va faire du bien», affirme Serge Nadeau, qui est copropriétaire de la brasserie artisanale CAVOK à Dieppe et Cap-Pelé, dans le sud-est du Nouveau-Brunswick.

Dans la Péninsule acadienne, les Québécois représentent une part importante des visiteurs de plusieurs attraits. C’est le cas au Village historique acadien.

«On a triplé la visitation de l'an passé, en nombre, du Québec. Ç'a répondu tout de suite lorsqu'on a ouvert cette possibilité-là, même avec les inscriptions [à la frontière]», explique Sylvain Godin, directeur général du Village historique acadien.

La levée des restrictions pourrait inciter des Québécois à voyager au Nouveau-Brunswick.

«On l'espère. On sait aussi que nombreux sont ceux qui ont planifié leurs vacances avant cette réouverture-là, mais j'ai l'impression que, oui, il y en a qui vont dire: “Oui, on y va”, surtout les gens vers l'est, près de chez vous», ajoute M. Godin.

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