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Meurtre de François Lefebvre: ses enfants se sont battus pour obtenir leur héritage

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Les enfants de François Lefebvre, assassiné par son collègue de travail François Asselin, ont dû se battre contre la conjointe de leur père pour prouver que cette dernière avait fabriqué de toutes pièces un faux testament. Ils ont finalement obtenu gain de cause et l’affaire s’est réglée le mois dernier.

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L’histoire remonte au 21 mai 2018, quand François Lefebvre a été tué à Sherbrooke par le double meurtrier François Asselin. Sa conjointe des deux dernières années, France Paradis, a alors mentionné aux deux enfants que l’homme n’avait pas de testament. Or, un mois et demi plus tard, elle les rappelle, avec un testament qu’elle aurait trouvé dans les effets personnels du défunt.

Sur ce papier daté du 17 novembre 2017, il était écrit que l’homme léguait l’entièreté de ses biens matériels et effets personnels à Mme Paradis. En fait, le faux testament avait été signé par le frère de Mme Paradis et un ami.

Le fils de M. Lefebvre, Nicolas, a raconté être resté bouche bée «quand j’ai vu que nous n’avions absolument rien, même pas une chemise, j’ai eu des gros doutes. Mais je me disais que ça ne se pouvait pas qu’elle fasse ça.»

Dans un jugement de la Cour supérieure rendu en février dernier, le juge Jocelyn Geoffroy a relevé plusieurs éléments invraisemblables dans le témoignage de France Paradis, qui peinait à justifier ses arguments selon lesquels elle avait payé la plupart des biens personnels de l’homme.

Le juge n’a pas non plus accordé de crédibilité aux deux témoins signataires. Un témoin expert en analyse d’écriture est venu confirmer la thèse du faux testament en comparant la signature de l’homme avec d’autres documents.

«C’est invraisemblable cette histoire-là. Ça fait plus de trois ans et je lui en veux encore. Comment elle a pu nous faire ça après le drame que nous avions vécu?» a ajouté Nicolas Lefebvre.

Notre équipe s’est rendue au domicile de France Paradis afin de la questionner et de lui donner la possibilité de réagir. Sa fille maintient que le testament était véridique et que François Lefebvre «était chanceux d’avoir Mme Paradis dans sa vie. Sans quoi, il n’aurait pas eu de maison et de voiture.»

M. Lefebvre souhaite que son histoire puisse aider d’autres familles dont la succession est plus difficile: «Arrangez vos papiers de façon officielle. Nous, ç'a affecté notre famille pendant presque trois ans», a-t-il indiqué.

Procès en cours

Rappelons que François Asselin a été reconnu coupable le 24 juin dernier du meurtre de son père et de celui d'un collègue de travail. Gilles Giasson a été tué et démembré à Trois-Rivières en mai 2018. Quelques jours plus tard, François Lefebvre était poignardé dans un motel de Sherbrooke.

Le 28 juillet 2021, François Asselin a fait appel de son verdict de culpabilité. Il devrait revenir devant le juge le 4 août prochain.

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