/sports/jo
Navigation

Tokyo 2020: retour à la maison pour Mario Deslauriers

Le cavalier revient dans les couleurs canadiennes après un long séjour aux États-Unis

EQU-2017-SPRUCE-MEADOWS-MASTERS
Photo d'archives, AFP Le vétéran cavalier Mario Deslauriers avait démontré son savoir-faire lors d’un concours équestre à Calgary, en 2017.

Coup d'oeil sur cet article

 TOKYO | Olympien à deux reprises sous les couleurs de son pays natal, Mario Deslauriers revient dans le giron canadien après avoir porté les couleurs des États-Unis de 2009 à 2017.

• À lire aussi: Jennifer Abel et Pamela Ware passent en demi-finales du 3 m individuel

• À lire aussi: Le Canadien Mohammed Ahmed sixième au 10 000 m

Quatrième à Los Angeles en 1984 dans le concours individuel de sauts d’obstacles et par équipe, et aussi quatrième au classement par équipe à Séoul en 1988, Deslauriers fait un retour à Tokyo après avoir tenté de se qualifier à Londres en 2012 sous les couleurs des États-Unis.

« Ça fait cinq ou six ans que je suis de retour et je me sens bien de porter les couleurs du Canada de nouveau », mentionne celui qui avait quitté le pays à l’époque pour évoluer dans un circuit plus important et dont l’employeur américain désirait qu’il défende les couleurs américaines. 

« À l’écurie à Long Island, j’ai rencontré il y a huit ans une dame fantastique à qui l’idée que je représente le Canada plaisait. »

Cette dame (Rosalind Schaefer) qui a les poches profondes ne retire aucun avantage à puiser dans ses goussets selon Deslauriers. « Elle adore les chevaux et elle montait jusqu’à il y a cinq ou six ans même si elle a dépassé les 90 ans. Elle s’implique financièrement pour moi et ma famille. »

Motivation supplémentaire

Il y a une troisième génération de Deslauriers qui œuvre dans le milieu équestre. Après le grand-père Roger qui est toujours actif à Bromont et son fils qui participera à ses troisièmes Jeux à l’âge de 56 ans, sa fille Lucy évolue dans le circuit américain. 

« Sa présence me motive à repousser la retraite, raconte Deslauriers qui revient chaque été au Québec où il participe au Concours hippique de Bromont. Grâce à ma fille, je garde la flamme. Nous avons construit des écuries (Wishing Well Farm) à Long Island et j’ai un grand plaisir à travailler avec elle. »

Présente en Allemagne où tous les chevaux et cavaliers susceptibles de participer aux Jeux s’entraînaient tout en respectant une quarantaine, Lucy se retrouvait parmi les réservistes de l’équipe américaine. Cependant, elle ne sera pas du tournoi olympique puisque les instances américaines ont opté pour Jessica Springsteen, la fille du Boss Bruce Springsteen. « Cela aurait été très, très spécial de participer aux Jeux olympiques avec ma fille. »

Mieux qu’à Los Angeles

À Tokyo, aux guides de Bardolina 2, une jument de 12 ans qu’il a achetée en 2017, Deslauriers croit qu’il peut faire aussi bien qu’à Los Angeles où il avait terminé au pied du podium. « Il faudra voir comment Bardolina réagira après un long voyage. Je n’ai pas sauté sur le parcours et je n’ai pas vu les obstacles, mais j’ai une petite idée parce que je connais bien le chef de piste. »

Contrôle positif 

Suspendu pour un contrôle positif de Bardolina 2 à l’o-desméthylvenlafaxine, un antidépresseur, à la Coupe des Nations à Barcelone en 2018, Deslauriers soutient qu’il s’agissait d’une malchance. « Cela a fait une assez grosse histoire, mais ça n’aurait jamais dû arriver. Ma jument a mangé des produits contaminés. On a fouillé et trouvé le problème. Ma suspension a été levée après six ou sept semaines. »

À VOIR AUSSI