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«Croisière dans la jungle»: un parfum familier

Emily Blunt et Dwayne Johnson
Photo AFP Emily Blunt et Dwayne Johnson

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Inspiré de l’attraction des parcs Disney, le long métrage Croisière dans la jungle, réunissant Emily Blunt et Dwayne Johnson, assume pleinement son côté léger.

Rien n’est sérieux dans cette superproduction au budget de 200 millions $US. En ce début du XXe siècle, Lily Houghton (Emily Blunt) est une scientifique britannique qui porte fièrement des pantalons (une rareté, voire une illégalité à l’époque) et, surtout, dont l’objectif est de mettre la main sur un arbre («L’Arbre de vie») produisant des fleurs («Tears of the Moon», littéralement les «Larmes de la Lune») capables de guérir n’importe quelle maladie. Et, en cette deuxième année de la Première Guerre mondiale, la découverte de cette plante changerait la donne.

Lily et son frère McGregor (Jack Whitehall) partent donc pour les jungles de l’Amérique du Sud, et plus précisément pour l’Amazonie, fleuve sur les rives duquel se trouve la caverne recelant l’Arbre de vie. Elle embauche Skipper (Dwayne Johnson), capitaine d’un bateau à vapeur, qui va accompagner le duo. Forcément, puisque nous sommes en 1916, nous avons droit à un méchant prince allemand (Jesse Plemons), à un mercenaire (Édgar Ramírez) ainsi qu’à un propriétaire peu scrupuleux (Paul Giamatti), l’Arbre attirant bien des convoitises.

Évidemment – et ce, dès les premières minutes – on ne peut s’empêcher de trouver de très fortes ressemblances scénaristiques, visuelles ou d’humour avec La reine africaine (de John Huston, avec Katharine Hepburn et Humphrey Bogart), À la poursuite du diamant vert (de Robert Zemeckis, avec Kathleen Turner et Michael Douglas) et, bien sûr, avec les aventures diverses d’Indiana Jones.

Alors, si La croisière dans la jungle est un mélange, en quoi se distingue-t-il? C’est le duo formé par Emily Blunt et Dwayne Johnson qui donne son sel au long métrage de 127 minutes. Continuant d’endosser la personnalité qui a fait sa renommée, The Rock pratique efficacement l’autodérision sympathique, et Emily Blunt surfe sur le pétillement énergique de son personnage de Mary Poppins.

Au final, ce savant mélange réalisé à grand renfort d’effets spéciaux par Jaume Collet-Serra s’avère un amusant divertissement familial, qui permet une évasion totale et dont la fin annonce forcément une suite.

Note : 3 sur 5