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Démocratiser la vulve?

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Photo courtoisie Il n’y a aucun scandale à rappeler un fait anatomique.

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C’était au temps désormais lointain de mon enfance. Une comédie avait eu un grand succès : Un flic à la maternelle, avec Arnold Schwarzenegger jouant le rôle d’un policier en mission auprès de gamins turbulents. 

L’un d’entre eux, un garçon, répétait doctement et drôlement que les « garçons ils ont un pénis et les filles elles ont un vagin ».

À l’époque, cela nous faisait rire.

Aujourd’hui, cela ferait scandale. On y verrait une provocation transphobe. 

J’exagère ? Hélas non ! 

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Novlangue

Il m’arrive de jeter un œil sur les magazines féminins, surtout quand une amie me recommande un article. C’est arrivé jeudi soir. Dans le dernier numéro de Clin d’œil, on trouve un dossier où une journaliste souhaite qu’on « démocratise la vulve ».

Certes. 

Et comment on fait ça, concrètement ? Faut-il inversement aristocratiser le pénis, décentraliser les fesses, féodaliser les cuisses, libéraliser les couilles et fédéraliser les mamelons ? 

Mais bon, je laisse de côté cette expression nous rappelant que trop de gens utilisent des mots de manière hasardeuse.

Revenons à notre sujet. 

Dans cet article, la journaliste utilise une expression de plus en plus courante et parle de « personnes possédant une vulve ». Elle cite aussi Alexandra Fine, qui juge important de « rappeler que les personnes de tout sexe et de tout genre ont une vulve, pas seulement des personnes qui s’identifient comme femmes ». 

Euh ? Non. 

On le sait, on impose ce vocabulaire au nom de l’inclusion. Charmante foutaise. Une personne qui a une vulve, c’est une femme. De la même manière, je refuse de parler de lait humain plutôt que de lait maternel ou de « personnes menstruées ».

Que notre époque s’ouvre aux personnes se sentant étrangères à leur sexe de naissance, qu’elle témoigne à l’égard des trans du plus grand respect, va de soi. C’est essentiel. 

Mais il faut aussi respecter l’immense majorité de la population pour qui la référence à l’homme et à la femme ne mérite pas d’être censurée ou abolie.

Or, quand on répète sans cesse ces nouvelles formules, ce nouveau vocabulaire, c’est moins par souci d’inclure que par volonté de faire passer pour des crétins réactionnaires ceux qui ne cèdent pas à cette mode. 

Plusieurs annoncent un retour de balancier. Un jour, nous nous lasserons du politiquement correct, de ses fabulations.

Courage !

Peut-être. Mais pas à court terme. La pression sociale est trop forte. Tous jugent cela insensé, mais rares sont ceux qui le confessent. 

Mais il faut bien commencer quelque part. 

Alors, allons-y, prenons notre courage à deux mains, osons l’audace des audaces, et retrouvons le sens des évidences de toujours, comme le petit garçon du film avec Schwarzenegger : les garçons ont un pénis et les filles ont un vagin. Autrement dit, les garçons n’ont pas de vagin et les filles n’ont pas de pénis. 

Le seul scandale possible, ici, est que certains jugent ce rappel scandaleux.

Je sais, il y a des exceptions. Mais l’exception ne vient pas abolir la règle. Elle la confirme.  

Ce n’est pas une provocation « transphobe », je le jure. C’est un fait anatomique. 

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