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Fonds indiciels: la solution simple pour investir

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Quand on investit en Bourse, pourquoi faire compliqué quand on peut faire si simple ?

Ou si vous préférez, à quoi bon se casser la tête avec la sélection d’une panoplie de titres dans son portefeuille et de multiples fonds communs de placement spécialisés alors qu’il est possible de battre une grande partie des gestionnaires de portefeuilles avec de simples fonds indiciels ?

Et par surcroît, sans que cela vous coûte les yeux de la tête en frais de gestion.

C’est quoi la recette ? Il s’agit simplement de se bâtir un simple portefeuille avec quelques FNB ordinaires (fonds négociés en Bourse), c’est-à-dire les FNB de base en actions, en obligations, en allocations d’actifs. Des FNB sans flaflas !

Pourquoi je dis cela ? Voyant qu’il y avait une grosse piastre à faire avec la popularité croissante des FNB auprès des investisseurs, les promoteurs de fonds communs de placement se sont lancés dans le marché en patentant une multitude de FNB spécialisés. Comme ils l’avaient d’ailleurs fait dans le passé avec les fonds communs de placement.

FORTE CROISSANCE

Sur le marché canadien, selon Desjardins Capital Markets, il y a actuellement 39 groupes financiers qui offrent leurs propres panoplies de FNB, pour une valeur d’actifs sous gestion s’élevant à près de 300 milliards de dollars. Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, la valeur de l’actif total dans les FNB au Canada a bondi de 108 milliards $, enregistrant ainsi une phénoménale croissance de 56 %.

Le plus gros joueur au pays dans les FNB est BlackRock Canada avec 91,2 milliards d’actifs sous gestion dans ses 152 FNB canadiens, appelés iShares. C’est une filiale du géant mondial BlackRock qui gère quelque 9500 milliards $ US d’actifs dans le monde.

Au second rang, on retrouve BMO Asset Management de la Banque de Montréal avec 80,6 milliards d’actifs sous gestion. Loin derrière, suivent ensuite Vanguard Canada (39,2 milliards), Horizons ETFs (18,2 milliards), CI First Asset (13,4 milliards), Mackenzie (10,1 milliards) et TD Asset Management (6,3 milliards).

Nos deux grandes institutions bancaires québécoises sont bien entendu actives elles aussi dans les FNB : la Banque Nationale en gère pour 4,3 milliards de dollars et Desjardins pour 1,8 milliard $.

FNB À PRIVILÉGIER

Pour tirer son épingle des marchés financiers, on n’a vraiment pas besoin de ces FNB et fonds communs de placement ultraspécialisés qui misent sur des secteurs spécifiques dans le but d’essayer de battre la performance globale des grands indices boursiers.

Ben oui ! Ces FNB et fonds spécialisés réussissent, durant certaines périodes bénies des dieux, à battre la performance générale des marchés. Investir dans de tels fonds, c’est jouer le jeu de la spéculation.

Quand on regarde la grande volatilité de la Bourse et ce que cela représente en termes de risques, les investisseurs le moindrement prudents ne devraient pas s’énerver le portefeuille avec la spéculation. 

Qu’ils se contentent d’investir dans les FNB liés aux grands indices boursiers et obligataires (voir le tableau plus bas), et déjà là, leur degré de tolérance aux risques sera mis à rude épreuve. En passant, les frais de gestion des FNB sont relativement faibles comparativement à ceux des fonds communs de placement.

Notez en terminant que les FNB s’achètent en Bourse comme des actions ordinaires. De plus en plus de petits investisseurs les achètent par l’entremise des maisons de courtage à escompte afin d’éviter les coûteuses commissions des courtiers de plein exercice.  

Et rappelez-vous que le rendement passé n’est pas garant de l’avenir ! Oh que non !