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Mackenzie Tour: Très long cogneur en apprentissage

Champion du monde de longues balles, Jamie Sadlowski vise le circuit de la PGA

Jamie Sadlowski, qui participait à des concours de coups de départ plus tôt dans sa carrière, vise maintenant une place au sein du circuit PGA.
Photo courtoisie, Golf Québec – Daniel Beaudoin – Pixelyst Jamie Sadlowski, qui participait à des concours de coups de départ plus tôt dans sa carrière, vise maintenant une place au sein du circuit PGA.

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Très long cogneur dans une autre vie, Jamie Sadlowski continue d’apprendre à peaufiner son jeu à 33 ans sur le circuit Mackenzie. Vainqueur du Championnat mondial de longues balles en 2008 et 2009, l’Albertain cherche à faire sa niche parmi la crème du golf. 

Cette quête passe par les circuits de développement du PGA Tour. Car il faut exécuter toute une gamme de coups pour connaître du succès dans les hautes sphères du golf professionnel. 

« De 2002 à 2015, j’étais programmé pour frapper six balles en moins de trois minutes avant de m’asseoir pour un bon bout de temps. Il suffisait d’en placer une en jeu et c’était correct », a relaté le solide gaillard en entrevue au Journal de Montréal lors de ce premier tournoi de la saison du Mackenzie Tour au Blainvillier. 

« Depuis que j’ai pris ma retraite des concours de coups de départ à l’automne 2015, j’apprends à rester concentré de très longues heures, a expliqué celui qui a claqué des projectiles à 465 verges à l’époque. C’est un véritable challenge, car je suis en quête d’expérience. »

Cette transition fut tout un défi pour le long cogneur. Déjà surdoué de la petite balle blanche, il savait qu’il pouvait connaître du succès. Il devait toutefois bâtir une nouvelle carrière. 

Freiné par une blessure

Les Championnats du monde de longues balles lui avaient ouvert les portes. Rapidement, il a participé à deux tournois du PGA Tour en 2017 et 2018 sans toutefois résister au couperet. 

Une blessure à la main et au poignet gauche a ralenti sa progression au fil de la saison 2019 après l’une de ses meilleures performances sur le circuit canadien. La pause forcée en raison de la pandémie lui a permis de panser ses blessures et de revenir en force. 

Il n’a surtout pas oublié son objectif : grimper sur les échelons vers les plus hautes sphères des circuits professionnels. 

Il a entamé sa saison du bon pied sur la Rive-Nord, alors qu’il pointe au troisième rang de l’Omnium Placements Mackenzie sur le parcours Héritage. 

Savoir être rusé

Équipé d’un seul bois et non le moins important, son gros balafré avec lequel il propulse la balle en moyenne à plus de 340 verges, il préfère toutefois jouer de « finesse » sur le parcours de 6850 verges. 

« C’est un très beau terrain, mais il est étroit pour les longs cogneurs. Donc, je n’utilise pas très souvent mon bois de départ. Je frappe surtout des fers longs », a-t-il expliqué. 

Pas si pire lorsqu’un fer 2 permet de franchir près de 295 verges, et un fer 3, 270 verges... Les normales 5 sont donc facilement à sa portée. Il suffit d’éviter les pièges. Sadlowski y compte déjà deux aigles et un oiselet, mais aussi un triple boguey. 

« C’est une autre [question] de frapper la balle très loin, mais il faut savoir réfléchir », a rappelé l’Albertain. 

Une quatrième saison complète sur le circuit canadien devrait l’aider à atteindre ses objectifs. Dès l’automne, il tentera de se qualifier pour atteindre l’antichambre de la PGA, le circuit Korn Ferry. 

S’il y parvient, les longs parcours américains pourraient davantage épouser son style de jeu.

Fortin-Simard recule

En vertu d’une troisième carte de 67 (-5), la meilleure de la journée samedi, Sadlowski a grimpé au troisième échelon du tableau principal à Blainville. Avec sa fiche cumulative de -5, à cinq coups du meneur Blair Bursey, il est accompagné de Brendan Leonard et Keven Fortin-Simard. 

Le Québécois a signé une carte de 75 (+3), samedi. Un quadruple boguey sur la normale 4 du 5e fanion l’a fait débouler au tableau. Ses quatre oiselets lui ont toutefois permis de rester dans la course à l’aube de la ronde finale. Celle-ci débute à 7 h 30, dimanche matin.