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«Stillwater»: ça manque de punch!

Matt Damon, Abigail Breslin et le réalisateur Tom McCarthy
Photo AFP Matt Damon, Abigail Breslin et le réalisateur Tom McCarthy

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Matt Damon et Camille Cottin ont beau être formidables, le scénario de Stillwater traîne en longueur. 

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Faut-il voir dans ce scénario trop lent l’effet d’une écriture à quatre (le réalisateur Tom McCarthy, Marcus Hinchey, Thomas Bidegain et Noé Debré)? C’est d’autant plus dommage que l’idée est intéressante et rappelle l’affaire Amanda Knox, cette Américaine emprisonnée en Italie.

Là, l’histoire est racontée du point de vue de Bill Baker (Matt Damon), foreur pour les compagnies pétrolières. Au chômage, il s’envole pour Marseille, non pas pour y passer ses vacances, mais pour aller rendre visite à Allison (Abigail Breslin), sa fille, à la prison des Baumettes.

Elle y purge une peine de neuf ans – dont cinq sont déjà écoulés – pour avoir tué sa petite amie Lina. Et même si Allison a de nouvelles informations sur celui qu’elle pense être le coupable, elle n’a aucune preuve, et son dossier, selon son avocate (Anne Le Ny), est au point mort. Bill décide alors de demeurer sur place et d’enquêter.

C’est à ce moment que Tom McCarthy, Matt Damon et Camille Cottin livrent les scènes les plus intéressantes du long métrage, Bill se liant d’amitié avec Virginie (Cottin), une actrice, et sa fille (l’adorable Lilou Siauvaud).

Stillwater devient alors un film dans lequel on peut émotionnellement plonger. Car Bill est d’un naturel froid, et le scénario de Stillwater, parfois nébuleux (Bill a été en prison, mais on ignore pourquoi; la mère d’Allison est morte, mais on ignore les circonstances, etc.), ne permet pas au spectateur de prendre fait et cause pour le duo père/fille. Plonger ce personnage dans l’environnement totalement étranger de la cité phocéenne est également l’occasion d’explorer quelques différences culturelles, comme le fait que Bill possède des armes à feu ou qu’il n’a pas pu voter en raison de son passé de criminel.

Ces moments de communication passés, Stillwater s’enfonce dans une chasse à l’homme peu énergique, et la fin – dont on ne dira rien –, se révélant après 140 très longues minutes, perd alors tout son mordant.

Stillwater est à l’affiche depuis le vendredi 30 juillet.

Note: 3 sur 5