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Un fleuron d’ici est à l’avant-scène de la reprise des spectacles

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Jeux de Tokyo, NASA, Foo Fighters... un fabricant de scènes de Lanaudière derrière les plus gros événements au monde se relève en lion de la crise sanitaire.

« Ça a recommencé. Notre activité est à peu près reprise à 85 % aux États-Unis. On a fait le plus grand show hip-hop de 200 000 personnes en Floride, l’inauguration du nouveau stade à Las Vegas ou encore Snoop Dogg, Post Malone, Foo Fighters », lance Yvan Miron, PDG et fondateur de Stageline.

« C’est Stageline qui a développé le concept de scène mobile à déploiement hydraulique », ajoute l’homme avec fierté au bout du fil.

Courtoisie / Émilie Nadeau

L’an dernier, avec la pandémie, ses locations de scène ont chuté de 90 % et ses ventes de scènes ont baissé de 30 %, mais la vie reprend maintenant avec ses 150 remorques qui sillonnent de nouveau les routes de l’Amérique du Nord.

Propriété québécoise

Fondée en 1987, l’entreprise dont les usines de 400 000 pieds carrés à L’Assomption employaient 200 personnes avant la crise sanitaire en compte aujourd’hui 150, mais elle est en mode embauche.

Monteurs, techniciens de scène, assembleurs, soudeurs, concepteurs, producteurs... la firme située à 15 minutes de Montréal a besoin de bras. 

En cours d’entretien, Yvan Miron raconte qu’il a travaillé fort de concert avec ses partenaires pour garder l’entreprise au Québec, il y a trois ans. 

Yvan Miron
Courtoisie / Luminuum
Yvan Miron

« Ça faisait neuf ans que la Caisse était chez nous et c’était normal dans le cycle d’investissement qu’ils veuillent en quelque sorte réaliser leur investissement après X nombres d’années », explique-t-il.

Pour garder la compagnie chez nous, Yvan Miron, qui était alors actionnaire principal, a dû faire aller son carnet de contacts.

« J’ai été cherché le Fonds de solidarité FTQ, un autre partenaire institutionnel, et j’ai mis mes directeurs partenaires. J’ai continué d’investir dans l’entreprise », se souvient-il.

Quand on lui demande s’il se fait encore courtiser par des firmes étrangères, Yvan Miron dit que oui, mais qu’il ne se laisse pas bercer par le chant des sirènes.

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