/weekend
Navigation

Choisir un travail de rêve

0731 Quitter sa job de bouette
Photo courtoisie Pierre-Luc Racine

Coup d'oeil sur cet article

L’auteur et humoriste Pierre-Luc Racine nous raconte dans son livre le parcours qui lui a permis de laisser un emploi qui le rendait malheureux, pour se diriger vers un travail de rêve à la hauteur de ses ambitions. Il espère que son livre saura inspirer ceux qui gardent un emploi qui ne correspond pas à leurs attentes.

Pierre-Luc Racine opte pour des études universitaires en mathématique et décroche un bon emploi en tant qu’actuaire. Un travail bien rémunéré, mais qui l’ennuyait tant qu’il était devenu un expert dans l’art de perdre son temps au bureau. « Mes collègues se plaignaient à mon superviseur à mon sujet, on me reprochait tout, même de taper trop fort sur mon clavier », lance-t-il. 

Puis Pierre-Luc Racine a dû faire face à une période difficile. « Chaque mois j’avais une mauvaise nouvelle et en plus je devais aller travailler à ma job de merde. »

<strong><em>Comment lâcher sa job de bouette et essayer de vivre de ses rêves</em><br>Pierre-Luc Racine</strong><br>KO Éditions<br>230 pages
Photo courtoisie
Comment lâcher sa job de bouette et essayer de vivre de ses rêves
Pierre-Luc Racine

KO Éditions
230 pages

Dans son livre, l’auteur nous fait réaliser que trop de gens n’aiment pas aller travailler, ou sont carrément malheureux au travail, mais ils se disent que c’est normal ainsi, et demeurent dans leur confort financier en se convainquant que ce n’est pas si pire. 

Sacrifices et incertitudes

Pierre-Luc Racine ne cache pas que les sacrifices financiers nécessaires afin de laisser un emploi stable sont nombreux. « On s’est demandé si on avait besoin d’être propriétaire sur le plateau [...] et faire un voyage chaque année ou plutôt d’être heureux au quotidien à faire ce que l’on aime », se souvient l’auteur.

Bien que l’idée de laisser son emploi lui trottait dans la tête depuis longtemps, il a mis près de trois ans avant de mettre son plan à exécution. « Prendre la décision est le plus difficile, car plus on a de l’argent, plus on a tendance à le dépenser », fait remarquer l’humoriste. Il avoue que la décision n’est pas facile à prendre puisque s’ajoute aux sacrifices l’incertitude de ne pas avoir un salaire fixe.

Aimant depuis toujours tout ce qui gravite autour de l’humour, c’est en 2017 qu’il décide finalement d’entrer à l’École nationale de l’humour. Pour survivre, Pierre-Luc multiplie les idées et les projets, et n’hésite pas à s’autoproduire pour mettre sur pied des soirées d’humour dans de petites salles. Malheureusement, comme pour plusieurs artistes, la pandémie lui a mis des bâtons dans les roues. Et pour se faire connaître, il n’hésite pas à rédiger des billets d’humour sur Urbania.ca.

Aujourd’hui, en plus d’aimer son travail d’écriture humoristique, il est heureux de pouvoir demeurer authentique avec ses valeurs. Malgré certains sacrifices, il ne regrette aucunement ses choix. Il admet cependant que le travail de rêve n’existe pas. « Il y aura toujours une petite partie du travail que l’on n’aime pas, l’important est de poser des efforts que l’on aime le plus souvent possible », conclut-il. 


On peut suivre Pierre-Luc Racine sur son compte Instagram