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«L’heure bleue»: le ciel s’éclaircit pour Bernard

«L’heure bleue»: le ciel s’éclaircit pour Bernard
Le Journal de Québec

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D’abord strict aux débuts de «L’heure bleue», Bernard Boudrias s’est quelque peu détendu au fil des ans, et c’est dans une sincère sérénité que le papa de Clara (Alice Morel-Michaud) et Raphaël (Jean-Philippe Perras) traversera le rideau lorsque la série se terminera définitivement, à la fin de l’automne. Son interprète, Benoît Gouin, fait le point. 

Aux dires de l’acteur, on s’en va vers «des heures moins bleues et plus dorées» dans les 12 derniers épisodes de «L’heure bleue». Au commencement de l’intrigue, à l’hiver 2017, Bernard et Anne-Sophie (Céline Bonnier) devaient faire le deuil de leur petit garçon, Guillaume (Matt Hébert), tragiquement décédé. Quatre saisons plus tard, la finale aura goût d’espoir et de lumière, mentionne Benoît Gouin.

«Le personnage de Bernard se calme, indique le comédien. C’est quelqu’un qui était extrêmement tendu, contrôlant, psychorigide. Tout à coup, une souplesse le gagne. Il a commencé carré, et il finit courbé! Les gens vont voir sa courbure...»

«C’est beau, tout ce qui arrive dans la dernière saison, ajoute-t-il. Certains personnages l’ont plus difficile, mais Michel (d’Astous) et Anne (Boyer), les auteurs, ont écrit quelque chose de joyeux. Et, en sortie de pandémie, c’est merveilleux!»

«L’heure bleue»: le ciel s’éclaircit pour Bernard
PHOTO COURTOISIE/ÉRIC MYRE

Réconciliation?

Qu’est-ce qui provoquera cette évolution chez Bernard Boudrias? Le fait d’avoir failli perdre son petit-fils après l’esclandre de Thomas (Alex Godbout), à la fin de la saison dernière, poussera l’homme à prendre doublement soin de sa fille Clara, qu’il accompagnera dans sa guérison. Bernard soutiendra aussi son grand Raphaël, bien décidé une bonne fois pour toutes à se bâtir une vie convenable.

Une réconciliation pourrait-elle poindre à l’horizon entre Anne-Sophie et lui? Benoît Gouin se montre mystérieux et sourit en évoquant une «complicité certaine» chez l’ancien couple.

«Les spectateurs pourront déduire ce qu’ils veulent de ce que je viens de dire, précise-t-il en riant. Évidemment, la perte de leur enfant les a tués, mais avec le temps, les choses s’apprivoisent autrement. Je dirais qu’on a une belle relation qui s’installe dans les derniers épisodes...»

«L’heure bleue»: le ciel s’éclaircit pour Bernard
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Boucler la boucle

Mais c’est surtout une rencontre déterminante, celle d’un vieux camarade d’université (Daniel Brière) à qui tout a réussi, qui amènera Bernard à remettre en cause ses propres choix.

«C’est quelqu’un pour qui la vie a été une aventure incroyable, un gars qui a vraiment mordu dans ses rêves, raconte Benoît Gouin au sujet de l’ami en question. Et Bernard se demande jusqu’à quel point il est fier et content de ce qu’il a accompli dans sa propre vie. Ça lui donnera un autre souffle. Il ne quittera pas Espace Boudrias, mais il pourrait faire un autre investissement dans sa vie, en affaires... Tout à coup, une page blanche se dresse devant lui. Il a envie d’écrire un autre livre...»

Benoît Gouin ne cache pas que de boucler le chapitre de «L’heure bleue», qui s’est étalé sur cinq ans, lui chavire un peu le cœur.

«Ç’a été un projet très excitant et exigeant, avance-t-il. Dès le départ, nos personnages étaient plongés dans le deuil d’un enfant. Ça se passait toujours dans des zones lourdes, comme je les appelle. Pour moi, ç’a été un défi de jouer ce personnage, et je suis très content du résultat. En tant que comédien, c’est une expérience très importante. Dans ma carrière, c’est l’un des personnages importants que j’aurai été appelé à jouer. Surtout que c’est une continuité, sur cinq ans. Avoir un rôle aussi important demande un travail particulier. Aujourd’hui, ça se termine, c’est la fin d’un cycle... Mais, comme tout est cyclique, c’est normal.»

On verra aussi Benoît Gouin dans la deuxième saison de «La faille», sur Club illico cet automne, et l’acteur a tourné dans deux films pendant la pandémie, «18 trous», de Louis Godbout, et «Crépuscule pour un tueur», de Raymond St-Jean.

  • La cinquième et dernière saison de «L’heure bleue» sera présentée dès septembre à TVA. Les quatre premières saisons sont disponibles sur TVA+ (tvaplus.ca).