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Rivière-des-Prairies: une nouvelle fusillade fait trois morts et deux blessés

Des parents du quartier craignent pour leur sécurité et celle de leurs enfants

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Une fusillade a encore éclaté lundi en début de soirée, cette fois à Rivière-des-Prairies, faisant au moins trois morts et terrorisant une fois de plus des familles montréalaises qui craignent pour leur sécurité.

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« J’ai dit à mes deux filles de 5 et 6 ans de se coucher à terre », a raconté Geneviève, une mère de famille qui vit dans un logement à quelques mètres de la scène. 

  • Écoutez l'entrevue avec Guy Ryan, ancien inspecteur au SPVM avec Vincent Dessureault sur QUB radio :   

Forcée de mentir pour ne pas inquiéter ses enfants, la mère de famille leur a fait croire qu’il s’agissait de feux d’artifice.

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Car vers 19 h lundi, de nombreux coups de feu ont été tirés en direction d’un immeuble à logement du boulevard Perras.

« Il y en a eu beaucoup, une quinzaine, certain », a estimé Claude Auger, qui arrivait alors en voiture chez sa fille Jessica.     

  • Écoutez le compte-rendu de la journaliste Audrey Gagnon au micro de Danny St Pierre sur QUB radio:   

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Bilan des tirs : trois personnes sont mortes et deux autres ont été blessées.

Mais ce qui fait craindre le pire aux familles du voisinage, c’est que les responsables de cette fusillade ne se sont pas gênés pour agir à la lumière du jour.

On peut apercevoir un impact de balle dans la fenêtre d’un logement du boulevard Perras.
Photo Agence QMI, Thierry Laforce
On peut apercevoir un impact de balle dans la fenêtre d’un logement du boulevard Perras.

Plein d’enfants

« C’est plein d’enfants ici, a expliqué Jessica Auger. Je suis mère de quatre enfants. Ils se promènent ici tout le temps et je n’ai plus envie de les sortir. On n’est plus tant en sécurité, je dirais. »

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Plusieurs résidents à qui Le Journal a parlé ont affirmé que les incidents du genre sont de plus en plus fréquents dans le secteur. « C’est sûr que ce n’est pas normal, a souligné Claudia Saint-Jean. Personne n’aime entendre ça chez eux. »

En novembre 2020, le secteur avait été le théâtre de quatre fusillades en quelques heures seulement.

Terrorisée, Geneviève a affirmé qu’elle souhaitait déménager, mais que le prix élevé des loyers complique les choses.

« J’ai dit à la police qu’il va falloir que ça se règle. C’est quoi, il va falloir qu’un enfant se fasse tirer par une balle perdue pour qu’ils fassent de quoi ? » a demandé la maman.

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

« Je ne sais pas c’est quoi leur problème entre eux, mais je demande juste que, nous, on puisse être tranquilles dans notre quartier et que mes enfants puissent être en sécurité », a ajouté Jessica Auger.

Ne rien échapper 

Devant les dizaines de résidents sortis pour observer la scène, un important périmètre a été érigé sur les lieux du crime pour s’assurer de n’échapper « aucun élément qui permettrait de résoudre l’enquête », a précisé l’agente Véronique Comtois, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal.

Photo Agence QMI, Thierry Laforce

Vendredi dernier, des résidents du quartier Saint-Michel étaient dans la même situation, disant craindre pour leur sécurité après qu’un logement a été criblé de balles.

En février dernier, une adolescente innocente de 15 ans, Meriem Boundaoui, a par ailleurs perdu la vie sous les balles, dans l’arrondissement Saint-Léonard.

Réactions politiques

Le premier ministre François Legault a réagi sur Twitter, qualifiant l'événement de «troublant et préoccupant».

«Mes condoléances aux proches des victimes. On va protéger les Montréalais et les Québécois», a-t-il écrit.

La vice-première ministre du Québec et ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault s’est aussi tournée vers Twitter pour réagir.

«Choquée» par la fusillade, la mairesse de Montréal, Valérie Plante, a affirmé travailler de pair avec le SPVM pour faire la lumière sur les événements.


Selon une recension du Journal, il y a eu au moins 17 évènements impliquant des armes à feu en juillet. Depuis le début du mois d’août, il s’agit déjà du second.

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