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Le problème avec la lutte contre la haine en ligne

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Steven Guilbeault entend conscrire les géants du numérique pour participer à la lutte contre la haine en ligne. En gros, les réseaux sociaux devront prendre les devants pour censurer ou retirer de leur plateforme les discours « haineux ».

Le problème, évidemment, tient dans la définition de ces « discours haineux ».

Ce terme, aujourd’hui, est servi à toutes les sauces, et a surtout pour fonction de disqualifier les propos qui entrent en contradiction avec les incantations sur la « diversité ». 

Définition ?

Prenons quelques exemples. 

Écoutez Les idées mènent le monde, une série balado qui cherche a éclairer, à travers le travail des intellectuels, les grands enjeux de sociétés.

Si un citoyen plaide pour une réduction significative de l’immigration, ou s’il affirme que cette dernière a plus de désavantages que d’avantages, il sera probablement accusé par les lobbies multiculturalistes de discours haineux. Les plateformes devront-elles se ranger à leur avis ? 

S’il critique durement une religion, et que cela heurte des intégristes nommant phobie la moindre remise en question de leurs certitudes, sera-t-il accusé de tenir un discours haineux ? Sera-t-il censuré ? 

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté, chroniqueur blogueur au Journal de Montréal Journal de Québec sur QUB radio :

S’il se montre favorable à ce que les médias appellent un parti « populiste » souvent classé très arbitrairement à « l’extrême droite », faudra-t-il le censurer ? 

S’il confesse quelques réserves devant les nouveaux discours sur le genre, et croit, à la manière de J.K. Rowling, que l’homme et la femme ne sont pas interchangeables, faudra-t-il lui réserver le même sort ? 

Arbitraire

Ne nous faisons pas d’illusions, la critique des « discours haineux » sert en fait à transformer en ennemis de l’humanité les adversaires de ce que j’appelle le régime diversitaire. Elle sert à verrouiller le débat public. 

Il s’agit de les marquer du sceau de l’infamie et de pousser le plus grand nombre de partisans de ce régime à se transformer en délateurs, en signalant systématiquement les discours qui les dérangent. 

Steven Guilbeault prétend lutter contre la haine en ligne. En fait, il travaille activement à la mise en place d’un régime de censure habillé d’une rhétorique humaniste.