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Procès de Guy Dion et Marie-Josée Viau: un délateur donne accès à un gros arsenal d’armes à feu

La découverte a été faite dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de deux frères

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Le tueur à gages qui a retourné sa veste et permis l’arrestation d’un couple qui aurait participé à l’assassinat de deux frères a donné accès à la police à une imposante cache d’armes dans un entrepôt de Laval, qui serait liée à l’affaire.

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« Je ne vous cacherai pas ma stupéfaction de voir autant d’armes », a affirmé mardi au jury un agent d’infiltration (AI), au procès de Guy Dion et Marie-Josée Viau. 

Le couple de Saint-Jude, en Montérégie, est accusé de complot et des meurtres prémédités des frères Giuseppe et Vincenzo Falduto, survenus en juin 2016.

L’AI 1203, dont on ne peut révéler l’identité, a poursuivi son témoignage mardi, au centre judiciaire Gouin, à Montréal.

C’est lui qui a accompagné à cinq reprises le tueur à gages devenu délateur lors de « scénarios préétablis » par la Sûreté du Québec (SQ), dans l’espoir de soutirer des aveux à l’homme de 49 ans et à sa conjointe de 45 ans.

Celui qu’on peut désigner sous son nom d’emprunt de Luc a révélé avoir dû se rendre, dans le cadre du rôle qu’il jouait, dans un entrepôt de Laval, le 19 septembre 2019, où un véritable arsenal l’attendait.

Plusieurs poches de hockey remplies d’armes à feu en tous genres et de nombreux bacs de plastique pleins de munitions « jusqu’au couvercle » s’y trouvaient, a-t-il relaté.

Des armes en tous genres

Plus tôt cette journée-là, c’est le délateur qui avait donné les indications et la carte d’accès pour que la police puisse mettre la main sur des mitraillettes, des armes de poing, des fusils de chasse, des armes longues et des silencieux.

Un technicien en explosifs de la SQ est d’abord venu s’assurer que l’endroit était sécuritaire et que les enquêteurs pouvaient y accéder.

Comme le temps était compté, Luc a souligné ne pas s’y être éternisé. Il a entrepris de photographier rapidement des armes, puis de les mettre dans son véhicule. Deux agents du groupe d’intervention tactique l’ont aidé dans sa tâche. Finalement, il est allé remettre l’imposant butin à des enquêteurs impliqués dans le dossier.

Chicane au restaurant ? 

En contre-interrogatoire, la défense s’est intéressée à la relation entre l’agent d’infiltration et le tueur à gages, considéré comme un agent civil d’infiltration (ACI). 

Si l’AI 1203 a indiqué ne pas avoir eu de problèmes avec le délateur, il semblerait que ce n’était pas réciproque, puisqu’il avait eu vent d’insatisfaction à son endroit.

« J’ai appris par une personne interposée que l’ACI aurait chialé contre moi, a-t-il reconnu, en répondant aux questions de Me Mylène Lareau, de la défense. Il a demandé un jour à me rencontrer pour s’excuser. »

Alors que les deux hommes dînaient au restaurant, l’ACI aurait été « choqué » que le policier prenne le numéro de téléphone d’une serveuse qui était intéressée à faire une promenade avec eux, pour s’assurer qu’elle ne vienne pas interférer dans l’enquête.


Le procès se poursuit mercredi.