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La légionellose fait deux morts à Montréal, la santé publique enquête

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Deux Montréalais sont décédés de la légionellose depuis un mois, et 10 personnes ont été infectées dans l’est de l’île, a rapporté la Santé publique mercredi.

Les deux victimes sont décédées à la fin juin, et vers la fin juillet. La direction de Santé publique de Montréal ne connaît toujours pas la source de la contamination des patients, qui vivent tous dans le même secteur (arrondissements Rosemont–La Petite-Patrie et Mercier–Hochelaga-Maisonneuve).

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Les 10 cas ont été répertoriés dans les 10 dernières semaines. On dénombre six hommes et quatre femmes, et l’âge moyen était de 71 ans. Ils ont tous été hospitalisés.

La légionellose est une bactérie qui se multiplie en eau chaude. La transmission se fait par inhalation d’un aérosol d’eau contaminée (tour de refroidissement, spa, douche, etc.).

« Il y a eu plusieurs cas dans un même endroit, ça signale qu’il se passe quelque chose », a indiqué Jean-Nicolas Aubé, porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. « Est-ce que tous les cas sont reliés à la même cause ? On ne le sait pas. »

Symptômes à surveiller

Parmi les hypothèses, tous les patients infectés pourraient avoir visité un lieu commun. Plusieurs sources environnementales sont aussi étudiées par la Santé publique.

Les symptômes de la légionellose s’apparentent à ceux de la COVID-19 (toux, fièvre, etc.), et les patients développent une pneumonie.

Le taux de mortalité est de 10 % à 15 %, d’où l’importance de faire le dépistage lorsqu’un patient consulte un professionnel.

La Santé publique exhorte les médecins à tester les patients qui présentent les symptômes et les facteurs de risque. 

Depuis le début de l’année, 21 cas de légionellose ont été notés à Montréal.