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Le Québec pleure une grande dame du golf

Le Québec pleure une grande dame du golf
Photo Pierre Durocher

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Jocelyne Bourassa est décédée. Autrefois golfeuse de renom, la Québécoise a été une pionnière, puis une grande ambassadrice pour sa discipline, non seulement chez elle, mais dans le monde entier.

Originaire de la Mauricie, Mme Bourassa est morte à 74 ans. La cause du décès n’a pas été précisée.

«La grande dame de Shawinigan aura influencé l’histoire du golf, au Québec et à travers le pays, pendant près d’une soixantaine d’années», a-t-on souligné, dans un communiqué transmis par la Fédération de golf du Québec.

«C’était tellement une bonne personne, impliquée dans le développement du golf chez les filles, a louangé Jean-Pierre Beaulieu, directeur général de la fédération, lorsque joint au téléphone. Elle était si généreuse de son temps.»

Une grande victoire à Montréal

Parmi les exploits ayant fait de la Québécoise une référence dans le monde du golf, il faut souligner sa victoire chez les professionnelles au tournoi La Canadienne, disputé au club de golf municipal de Montréal en juin 1973. Mme Bourassa devenait alors la première Québécoise à remporter un tournoi de la LPGA et elle reste encore la seule à ce jour à avoir réalisé ce fait d’armes.

Jocelyne Bourassa lors de sa victoire au tournoi La Canadienne, en 1973.
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Jocelyne Bourassa lors de sa victoire au tournoi La Canadienne, en 1973.

Au cœur de ses distinctions, Jocelyne Bourassa fait notamment partie des Québécoises ayant remporté le trophée Bobbie-Rosenfeld, remis à l’athlète féminine de l’année au Canada. Depuis cette récompense obtenue en 1972, Sylvie Bernier, Myriam Bédard, Chantal Petitclerc, Aleksandra Wozniak, Joannie Rochette et Eugenie Bouchard comptent parmi celles qui lui ont succédé.

Aussi nommée recrue de l’année dans la LPGA, en 1972, Mme Bourassa a été honorée autrement par le grand circuit féminin, en 2009, ayant reçu le prix Eloise-Trainor, décerné à une personnalité ayant inspiré le monde du golf féminin. Jocelyne Bourassa a notamment été intronisée au Panthéon des sports du Québec, en 1992, au Temple de la renommée du golf canadien, en 1996, puis on l’a accueillie au Panthéon des sports canadiens, en 2015.

Se retirer pour mieux redonner

Aux prises avec des blessures à un genou, qui ont suscité plusieurs interventions chirurgicales, l'athlète avait annoncé sa retraite de joueuse en 1979. C’est par la suite qu’elle est devenue directrice de la Classique Du Maurier, qui était autrefois La Canadienne. Mme Bourassa a par ailleurs fondé la Série Du Maurier, un programme de développement canadien pour les golfeuses amateurs et professionnelles.

Encore dans les dernières années, la grande dame demeurait impliquée auprès des jeunes, de différentes manières.

«Que ce soit aux Jeux du Québec dans son Shawinigan natal [en 2012], dans le programme de Golf en milieu scolaire, en aidant les enfants malentendants via le golf, à la journée Josée Pérusse, au Tournoi commémoratif Suzanne-Beauregard de Golf Québec, dans les cliniques féminines qu’elle a prodiguées au Mirage en compagnie de Debbie Savoy-Morel, par sa présidence de la collecte de fonds pour l'Académie du Blainvillier ou simplement à travers les nombreux courriels d'encouragement qu’elle a transmis à nos jeunes espoirs à la NCAA, Jocelyne était toujours là», a énuméré la Fédération de golf du Québec.